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1ère partie
Un père qui vient à notre rencontre.

Introduction
Nous appelons Dieu notre Père et, pourtant, cette image du père terrestre
a tellement pour chacun de nous un écho différent.
Le Père que je vais vous décrire n’est pas semblable à notre père.
Pourtant, si Dieu a créé la famille et a décidé, comme le dit le psaume
68/6 de «rassembler
les solitaires dans une
maison. (68-7) Dieu donne une famille à ceux qui étaient abandonnés, Il
délivre les captifs et les rend heureux ; Les rebelles seuls habitent des lieux
arides. »,
il n’a pas souhaité continuer au travers des siècles comme à la
création, à créer des sortes de générations spontanées, il n’a pas
imaginé un système de reproduction qui générerait des personnes complètes
comme Adam et Eve. Dieu a plutôt voulu que nous entrions dans ce monde
dépendants et désemparés parce qu’il désirait faire du noyau familial un
lieu où son amour soit démontré aux parents et aux enfants et où ils
grandiraient et évolueraient au contact les uns des autres.
Or, nous savons que ce schéma idéal n’a pas perduré.
La chute est venue. Avec le péché, nous ne retrouvons en nos parents qu’une
partie plus ou moins grande de cette révélation d’amour du père, et nous
trouvons des familles qui, au lieu d’être des lieux de vie, de naissance et
de croissance, sont quelquefois des lieux de mort, de violence, de rejet, d’ignorance.
C’est pour cela que je préfère dire que Dieu n’est pas comparable à
notre père, il n’en est pas non plus l’idéal, se plaçant en concurrence
avec ce que nos parents ont eu les moyens de nous donner.
Il est Le Père, celui qui nous propose une autre manière d’être père.
Les offres de Dieu, d’une manière générale, j’aime à le dire, sont des
alternatives différentes de nos conceptions humaines.
Le péché a tellement entaché l’image de Dieu en nous, humains, qu’il
nous faut aujourd’hui accepter qu’il soit tout autre.
Lorsque j’ai rencontré le Seigneur, adolescente, j’avais comme on a, à cet
âge, une quête d’amour idéal et je l’ai trouvé en Dieu. Mais l’amour
idéal, l’amour avec un grand A comme je le disais à l’époque, c’était
ma connaissance de l’amour humain en mieux (un amour ++) et je l’ai eu.
J’ai cheminé avec ce Dieu à l’image d’amour que j’avais souhaité,
jusqu’à ce que, il y a deux ans, je rencontre ce Dieu dont l’amour et l’identité
de Père avaient une identité divine, «toute autre ».
Ce père n’est cependant pas loin de nous, il nous a créés et connaît
chacune de nos luttes, il n’en est pas indigné ou indifférent. Il vient vers
nous et s’approche de nous.
Cependant, notre vision du père nous entraîne toujours à comparer l’incomparable
et notre réaction vis à vis du Père céleste dépend en grande partie de la
façon dont nous avons vécu notre relation avec notre père ou notre mère
terrestres.
Imaginez-vous aller dans une maison et être accueilli par un petit chien.
Deux réactions possibles à votre coup de sonnette. Soit le chien se terre dans
un coin, les oreilles basses, la queue entre les jambes, soit il vient vers vous
en vous léchant partout et vous sautant dessus avec affection. Le petit chien
qui fuit les oreilles rabattues et qui ne peut pas s’aventurer à vous faire
confiance a, de toute évidence, été maltraité. Le toutou exubérant qui essaie
de vous faire un massage facial avec sa langue a, pour sa part, certainement été
élevé dans un foyer plein d’amour.
C’est souvent notre réaction lorsque Dieu s’approche de nous.
Dieu prend l’initiative

J’aimerais que l'on puisse se pencher quelques instants sur la parabole du fils
prodigue que l’on trouve dans Luc 15/11.
On a souvent l’habitude d’entendre des enseignements, des prédications
sur ce «pauvre fils » qui, ayant dilapidé tout ce que le père lui avait
donné, revient à la maison et est accueilli les bras ouverts par son père.
Or, je voudrais revenir, quant à moi, sur le début de l’histoire.
Nous voyons un père qui a deux fils qui vivent sous son toit et qui
reçoivent du père un amour identique, une éducation semblable, un héritage
semblable car lorsque le 2ème fils réclame sa part d’héritage en
«avant-première », le père donne aussi sa part au premier.
J’ai été frappée il y a quelques semaines par une phrase placardée sur
une affiche de la salle de repos de mon bureau, à propos du racisme; cette
phrase des droits de l’homme et du citoyen est rappelée : «les hommes
naissent égaux en droit et en dignité ». Je n’avais pas fait cas de ce
«en dignité ». Dieu a souhaité que nous ayons tous la même part de
droit et de dignité.
Les deux fils ont eu la même part, l’un en terrain, l’autre en argent,
chacun selon sa nature unique, mais la même.
Il est longuement parlé dans le texte de Luc de ce qu’à fait le fils
lorsqu’il a quitté la maison. Mais il n’est rien dit sur ce que fait le
père à ce moment-là. Il n’est rien dit parce qu’il n’y a rien à dire,
sauf peut-être ce qui découle de ce silence que nous allons voir ensemble.
C’est le fils qui change d’attitude mais le père lui demeure dans la
même attitude.
Il est comme assis dans sa demeure.
La Bible nous parle souvent de ce Dieu qui est assis. Ce n’est pas une
position statique, c’est une assise, une position inébranlable. Le Père s’occupe
du royaume, de sa propriété, il demeure le même.
C’est pour cela que lorsque le fils rentre, il retrouve son père dans sa
maison, il sait où le trouver.
Le père demeure aussi présent dans la pensée du fils lorsqu’il est
éloigné, et c’est lui qui initie en lui le désir de rentrer.
Dieu laisse en nous la mémoire de ce qu’il nous a appris de lui et suscite
en nous le désir de le rencontrer.
Et là, vous connaissez la fin de l’histoire, lorsque le fils approche, à
peine est-il en vue de cette propriété que le père se met en mouvement: il
va, il court vers son fils pour l’accueillir et ne lui demande rien.
Il va avec son royaume pour l’établir sur son fils. Le fils avait des
raisons pour rentrer, il se sentait bien indigne de revenir comme un fils et se
serait bien contenté de recevoir la même nourriture que les ouvriers de son père.
Il revient pour travailler, il souhaite comme payer sa dette en travaillant
et surtout se faire oublier au milieu des ouvriers de son père.
Or, ce n’est pas là l’idée du père qui vient à sa rencontre, et à
peine a-t-il pris dans ses bras son fils, qu’il commande une fête, et qu’il
pare son fils des plus beaux habits.
Nous venons souvent vers Dieu avec notre idée, je suis si peu digne de toi,
mais tu sais : je vais faire cela et cela pour toi, tu n’auras pas à te
plaindre de moi, j’obéirai, je ferai des efforts pour te plaire.
Non, non, non. Dieu nous offre une autre alternative, quelque chose qui est
hors de notre conception humaine des relations, parce que le Père a d’autres
qualités.
Les qualités du père.
      
Tout d’abord, je pense vous décevoir très fort, mais il faut que je vous
dise que Dieu n’a pas d’amour.
Mon père et ma mère ont eu de l’amour a mon égard, pas Dieu.
Dieu n’a pas plein d’amour à distribuer dans un grand panier à sa
disposition, comme le Père Noël des cadeaux dans sa hotte.
Dieu EST amour, c’est sa nature, il est
conçu d’amour, je dirai même plus, l’amour est Dieu, il est de Dieu.
1 Jean 4:8 Celui qui n'aime pas n'a pas connu Dieu, car
Dieu
est
amour.
1 Jean 4:16 Et nous, nous avons connu l'amour que Dieu a pour nous, et nous y
avons cru . Dieu
est
amour
; et celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui.
1 Jean 4:7 Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres ; car
l'amour
est
de
Dieu,
et quiconque aime est né de
Dieu et connaît Dieu.
Si Dieu avait de l’amour a nous offrir, il faudrait sans doute le mériter,
or tout le péché du monde, depuis des siècles de guerres, de violences, de
fornication, n’a pas changé sa nature d’amour et c’est pour cela qu’il
peut venir à notre rencontre.
Les autres qualités et caractéristiques du Père découlent de l’identité
d’amour.
Nous allons en voir quelques-unes exprimées dans un texte de
John Dawson : " Le cœur du Père "
L’autorité du père :

L’autorité de Dieu n’est ni dure ni vindicative ; au contraire la
douceur et la bienveillance de Dieu dépassent tout ce que l’on peut penser.
Ephésiens 6/4 : Parents, n’irritez pas vos enfants, mais élevez les
en les corrigeant et en les avertissant selon le Seigneur.
Psaumes 106:4 Eternel, souviens-toi de moi dans ta bienveillance pour ton
peuple !
Notre Père céleste est, en ce moment même, diffamé et faussement
représenté partout dans le monde, à cause de la cruauté et de l’égoïsme
des hommes. Non seulement à la maison, mais aussi dans toutes les formes de
gouvernements humains. Ses lois d’amour sont constamment ignorées et
bafouées et nos cœurs tortueux continuent d’apporter l’injustice à ceux
qui sont plus petits et plus faibles que nous.
A quelle horreur Dieu assiste-t-il en ce moment même ?
La porte d’une chambre s’ouvre violemment. Un petit garçon est frappé
et réveillé par un homme ivre et en colère au milieu de la nuit :
« les robinets du jardin sont encore ouverts, c’est une vraie
inondation. Je vais t’apprendre à vivre, mon garçon ! » L’enfant
terrifié hurle sous les coups de cette silhouette sombre et balourde qu’il
appelle «papa ».
Une prostituée de quinze ans aux yeux hagards et vides accomplit sa tâche
mécaniquement au cours d’une nuit de déchéance. Elle se fiche de ce qui lui
arrive. Elle ne s’est plus sentie propre depuis la nuit où son père a abusé
d’elle.
Les jeunes d’une génération blessée titubent au travers de l’adolescence
pour transmettre les mêmes blessures à leurs propres enfants. Une génération
après l’autre, le même processus se reproduit. N’y a-t-il personne pour
nous réconforter ? Qui voudra être un père pour les enfants des
hommes ? Un père dont les bras soient assez grands pour tous les enfants
seuls du monde ? … Qui pleure sur nos douleurs ? …Qui nous console
dans notre solitude ? Dieu seul. Un Père au cœur brisé, rejeté
par les petits qu’il désire ardemment guérir. Notre problème c’est que,
comme le petit chien aux yeux tristes, nous nous méfions de celui que nous croyons
être comme les autres figures d’autorité de notre vie. Mais ce n’est pas
ce qu’il est. Son amour est parfait.
Un père fidèle :

Chaque promesse de Dieu trouve son accomplissement. Il est logique et
cohérent dans son amour. La motivation de son cœur demeure la même pour toute
l’éternité.
Il ne change jamais. Il désire seulement manifester son amour et son pardon.
Vous méfiez-vous de Dieu ? Notre méfiance le blesse profondément. Que
se passerait-il si en rentrant à la maison après une longue journée de
travail, ma femme et mes enfants s’éloignaient de moi au moment où j’ouvre
la porte et où je les appelle par leurs noms ? Je serais terriblement blessé.
Vous êtes l’enfant de Dieu et même maintenant, il vous appelle par votre
nom, mais peut-être, au plus profond de votre cœur, doutez-vous de sa fidélité?
Enfant, vous avez peut-être fait l’expérience de l’absence totale d’un
père à cause d’un décès ou d’un divorce. Peut-être vous êtes-vous
senti(e) orphelin(e) à cause des exigences de la carrière de vos
parents ? Ou est-ce que ce sont les souvenirs de promesses que votre père
n’a pas tenues quand vous étiez enfant, ou de négligences de sa part qui
vous hantent encore ? Certains d’entre vous ont pleuré pendant des
heures dans un berceau, mais personne ne venait pour vous soulager de votre
inconfort et de votre faim. Certains d’entre vous gémissaient derrière des
portes closes, comme des petits enfants seuls et oubliés.
Avez-vous l’impression d’être incapable de ressentir la présence de
Dieu avec vous ? Votre cœur est-il adouci envers Dieu ou endurci par le
cynisme et la méfiance ? Levez les yeux et voyez son amour pour vous.
Je
ne te délaisserai pas ni ne t’abandonnerai…je suis avec toi jusqu’à la
fin des temps (hébreu 13/5 + Math 28/20)
Vous me direz sans doute : « mais s’il m’aime autant que
vous le dites, pourquoi est-ce que je ne le ressens pas ou pourquoi est-ce que
je ne le vois pas ? » Ce n’est pas Dieu qui est en cause, mais moi
ainsi que ceux et celles qui connaissent personnellement son amour. Trop souvent, nous
n’avons pas su être sa voix et ses mains pour ceux qui ne le connaissent pas.
Trop peu de gens acceptent d’être poussés par le cœur brisé de Jésus vers
les coins sombres de ce monde où nous attendent les pauvres et les
désespérés. Jésus n’est pas attiré par les lieux agréables, mais par les
gens qui souffrent. Il nous poursuit de son amour, depuis notre première
respiration jusqu’au jour de notre mort.
Votre Père céleste était là le jour où vous avez fait vos premiers pas.
Il était là dans vos moments de souffrance et de déceptions. Il est présent
en ce moment. Vous avez été brièvement prêté(e) à des parents humains qui,
pendant quelques années, étaient censés vous entourer d’un amour semblable
à l’amour de Dieu. Mais vous êtes et serez toujours un enfant de Dieu,
créé à son image. Dans son amour votre Père vous attend en ce moment même,
les bras grands ouverts. Qu’est-ce qui vous empêche d’aller vers
lui ?
« si nous sommes infidèles, lui demeure fidèle, car il ne peut se renier
lui-même »
2 Tim 2/13 : voilà encore sa
nature »

Fin de la 1ère
partie
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