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THYATIRE
(Apocalypse 2 : 18-29)
Identité:
L’Eglise de Thyatire
symbolise l’Eglise Catholique Romaine particulièrement celle après le schisme de
1054 d’avec l’Eglise Orthodoxe.
Nous remarquerons des similitudes avec l’Eglise
de Pergame puisque le tronc des deux églises est commun avant 1054.
On y cultivait une plante servant à la préparation d’une teinture rouge (Cf.
habits rouges des prélats et des cardinaux). Il s’agissait en outre d’un centre
de teinturiers et de courtiers en étoffes qui étaient de riches financiers
(Cf. grandes richesses matérielles de l’Eglise Catholique Romaine). Jésus se
présente sous Son aspect de puissance et de feu (v.18b). (L’Eglise Catholique
Romaine est une puissance mondiale temporelle). Les œuvres de foi et d’amour
(nombreuses bonnes œuvres sociales efficaces et nécessaires ; v.19), Jézabel
(Mariologie – Idolâtries – Fausses doctrines – Oppressions, Inquisition ;
v.20-23) semblent confirmer l’identité de l’Eglise de Thyatire.
Qualités
Le verset 19 fait allusion
aux nombreuses œuvres de foi et d’amour qui n’ont cessé d’être mises en place au
cours des siècles. Nous pensons à la structure sociale d’aide et de secours du
Moyen-Age créée par cette église, au rôle économique bénéfique joué par cette
église dans certains pays du Tiers Monde, au phénomène hospitalier (St Vincent
de Paul, missions, monastères où l’on a soigné et aidé et où cela continue
encore), à l’énorme phénomène éducatif et culturel à travers les siècles, aux
maisons d’accueil en tous genres etc. Il est aussi vrai que les « dernières
œuvres » se sont merveilleusement multipliées (v.19b).
Reproches
Les reproches à l’Eglise de Thyatire sont
presque identiques à celle de l’Eglise de Pergame en ce qui concerne les viandes
sacrifiées aux idoles et l’impudicité. Nous ne reviendrons pas là-dessus. Tous
les reproches adressés à l’Eglise de Pergame pour la période avant 1054 voire
après sont aussi valables pour l’Eglise de Thyatire ou l’Eglise Catholique
Romaine qui s’est littéralement confondue, quand c’était possible avec le
pouvoir temporel. La particularité au niveau des reproches se situe au niveau de
Jézabel. Dans l’Ancien Testament, Jézabel fille du roi de Sidon
(ville commerciale très riche), Ethbaal, a entraîné son mari, le roi
d’Israël Achab, ainsi que le peuple d’Israël dans l’idolâtrie des Baals
et des Astartés notamment. Il s’agissait de s’intégrer dans l’environnement
culturel paganise et idolâtre de l’environnement cananéen. Elle avait en
outre une attitude dictatoriale et oppressive face à Elie et à tous ceux qui ne
se sont pas soumis à elle (Naboth ; pour l’ensemble de l’histoire voir 1 Rois
16 : 29 et les chapitres suivants).
La Jézabel de l’époque de l’Eglise de
Thyatire s’identifiait à la fausse prophétie, elle voulait diriger
l’Eglise voire « être » cette église. Elle « couchait avec ses
disciples » et leur communiquait un faux amour et une fausse jouissance
matérielle. L’adultère commis avec Jézabel consiste à adopter plus ou
moins partiellement les cultes païens et les festivités païennes avec leurs
fornications pour mieux s’intégrer dans la société ambiante et avoir
accès aux pouvoirs et aux privilèges économiques, corporatistes et autres
d’une société donnée tout en continuant à participer aux cultes ou réunions de
l’Eglise. Il s’agit en fait d’une forme de sécularisation. C’était une
constante de la méthode catholique romaine qui a toujours voulu avoir le maximum
de pouvoir, d’influence, de monopoles et de richesses. Le Pape est en
outre non seulement un chef d’église mais aussi un chef d’Etat : le Vatican !
Mais la symbolique est encore plus
profonde et terrible. La mariologie apparaît clairement dans ce reproche.
La mariologie a commencé à faire ses ravages dès 431 mais ce n’est que plus tard
qu’elle s’est de plus en plus précisée et répandue. Elle ressemble et est culte
d’une idole, elle entraîne par conséquent à des séductions idolâtres notamment
dans de nombreux lieux de pèlerinage à travers le monde. Le culte de
Marie-Jézabel, avec le culte des saints, représente un culte à des démons qui
s’étaient déjà fait adorer par divers cultes aux dieux et particulièrement aux
déesses de la fertilité et d’abondance. Les expressions « Marie, mère de l’Eglise,
celle qui donne la vie à l’Eglise, celle qui rassure, qui se révèle par des
apparitions, des paroles soi-disant prophétiques », la mettent « en
concurrence » avec le Saint Esprit qui est le Créateur de l’Eglise à la
Pentecôte et qui Lui seul conduit l’Eglise dans toute la vérité.
L’ecclésiologie catholique romaine (doctrine sur ce qu’est l’Eglise), les
ministères (prêtres, évêques, pape) sont le résultat de la doctrine de Jézabel
qui est devenue mère de l’Eglise. Il lui fallait
donc un « mari-amant » : le Pape (= papa ; père), père de l’Eglise
qui lui, en fait, joue le rôle d’une idole sous forme d’homme vivant de type
masculin comme le pharaon dans l’Egypte ancienne (Notez la ressemblance de
forme entre la mitre d’évêque, la triple couronne papale et la couronne
pharaonique). Remarquons que le Pape, les évêques et les prêtres n’ont pas le
droit de se marier (Cf.1Timothée 4 : 3) : en fait, ils sont spirituellement
« mariés à Jézabel » ! ! ! « Marie ou Jézabel » est devenue « médiatrice »
entre les hommes et Dieu alors que nous n’avons qu’un seul médiateur :
Jésus-Christ. (Cf. Jean 2 : 4 ; 1Timothée 2 : 5 ; Hébreux 8 : 6 ; 9 : 15 ; 12 :
24. Notons que le clergé catholique, le pape en tête, a lui aussi un rôle de
médiateur et en même temps de « père » notamment dans la célébration du
sacrifice de la messe où c’est le prêtre qui refait le sacrifice, autrement
dit, il est à la fois le Christ qui se sacrifie – médiateur – et le Père
qui sacrifie son Fils.) Jésus-Christ est le seul médiateur possible
aux yeux du Père pour aller au ciel et le fait de prendre d’autres médiateurs
signifie à terme la mort éternelle.
(Cf. v.23a)
L’Eglise Catholique Romaine s’est
malheureusement distinguée par de nombreux massacres et oppressions
(Inquisition) des soi-disant hérétiques.
Cela vient entre autres d’une forme d’idolâtrie de l’institution ecclésiale au
nom d’une soi-disant succession apostolique donnant l’exclusivité du ministère
apostolique au pape. Alors dans ce cas, peu importe la vérité biblique, ce qui
compte, c’est la toute puissance de cette institution qui
par elle-même (elle n’a donc plus besoin de
Jésus-Christ qui est la vérité et du Saint-Esprit qui conduit dans la
vérité) ne peut être que détentrice de la bonne interprétation
de la Bible et donc de la seule vérité chrétienne. (Cf. état d’esprit des
Jésuites. Notion de la Sainte Tradition de l’Eglise ayant finalement par ce
biais davantage d’autorité que les Ecritures Saintes). C’est pourquoi nous
comprenons pourquoi Jésus parle des « profondeurs de Satan » concernant cette
doctrine de Jézabel. Il fait probablement aussi référence aux gnostiques de
l’époque qui pratiquaient l’occultisme et le spiritisme et qui disaient qu’il
fallait acquérir des connaissances mystiques pour aller au ciel. Ces gens
étaient de surcroît des libertins.
(Culte des
« saints », apparitions de la « Vierge » ou des différentes sortes de
« Vierges » dans les lieux « saints », objets « saints » - talismans,
superstitions, sources guérissantes, statues vénérées et adorées, manifestations
surnaturelles liées à des reliques, vœux, auto-flagellations, souffrances
auto-infligées pour entrer dans le monde spirituel ou mysticisme, libertinage du
clergé etc.…)
Mais tout au long de l’histoire, il y a
toujours eu un « reste » de fidèles aussi dans l’Eglise de
Thyatire (1Rois 20 : 19 :18 ; Romains 11 : 3-5) qui sont appelés à
retenir ce qu’ils ont jusqu’au retour de Jésus (v.25).
La
Promesse aux Vainqueurs de devenir Prophètes des Nations.
« A celui qui vaincra et qui gardera jusqu’à la
fin mes œuvres, je donnerai autorité sur les nations. Il les paîtra avec une
verge de fer, comme on brise les vases d’argile ainsi que moi-même j’en ai reçu
le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin » (v.26-28).
Pour saisir ce passage, il faut comprendre
ce qu’est « l’étoile du matin ».
Apocalypse 22 : 16b nous montre clairement que c’est Jésus-Christ dans Sa
dimension prophétique. Dans ce passage,
Il est le matin, l’aube d’un « jour nouveau » qui est la fin des temps et le
commencement de l’éternité.
2 Pierre 1 : 19-21 nous
dit : « Nous tenons d’autant plus certaine la
parole prophétique à laquelle vous faites bien de prêter attention,
comme à une lampe qui brille dans un lieu obscur,
jusqu’à ce que le jour vienne à paraître et que
l’étoile du matin se lève dans vos cœurs ;
sachant tout d’abord vous-mêmes qu’aucune prophétie de l’Ecriture ne peut être
un objet d’interprétation particulière, car
ce n’est pas par une volonté d’homme qu’une prophétie a jamais été apportée, mais c’est poussés par le Saint-Esprit que
des
hommes ont parlé de la part de Dieu. »
Jésus-Christ, le
Saint-Esprit habitent dans notre cœur. Mais ici il est question de l’étoile du
matin qui se
lève dans notre cœur, d’une
prophétie apportée non par la volonté d’un homme mais par la
volonté du Saint-Esprit qui
pousse les hommes à parler de la
part de Dieu. Ici il ne s’agit pas du dernier jour,
mais du jour où Dieu a décidé de REVELER
une interprétation nouvelle de l’Ecriture inspirée par Lui. Il s’agit
d’une révélation, c’est à dire
l’étoile du matin qui se lève dans le cœur ou
des paroles prophétiques données suite à l’action (à la poussée) du Saint-Esprit.
La prophétie n’est pas le
fruit d’un travail intellectuel personnel humain
sur l’Ecriture (= objet d’une interprétation particulière) mais le fruit
de l’action directe de Dieu AU NIVEAU DU COEUR.
La parole prophétique
donnée par Dieu est l’étoile du matin. Le
prophétisme prépare, introduit, met en place
un
matin d’un jour nouveau, une ère nouvelle de l’histoire du salut souvent après
une période « OBSCURE » ou « d’obscurantisme spirituel » comme à l’époque du
début du ministère de Samuel « où la Parole de l’Eternel était rare, les visions
pas fréquentes » (1 Samuel 3 : 1).
Pierre, dans sa
seconde épître, écrit de la révélation nouvelle (étoile du matin) occasionnée
par la première venue de Jésus-Christ qui est une nouvelle donne centrale et
fondamentale de l’histoire du salut par rapport à ce que l’on connaissait
avant ! (Cf. 2Pierre 1 : 16-18).
Ici,
Jésus glorifié, Celui qui a les yeux comme une flamme de feu et dont les
pieds sont semblables à de l’airain ardent, Celui qui sonde les reins et le cœur
donne l’étoile du matin c’est à dire qu’Il veut que le « vainqueur »
devienne le canal constant de la révélation de feu prophétique !
Il veut que le croyant puisse être prophète de feu, autrement dit, être dans le
réveil, proclamer la Parole révélée de Dieu au monde manifester la puissance de
Dieu aux yeux de tous. L’Eglise prophétique des vainqueurs se doit de « brûler
et de briser » les aspects du SYSTEME qui empêchent
la communion réelle avec Dieu, qu’il soit d’ordre religieux, théologique,
philosophique, économique, politique, éthique, sociologique ou autre.
Son but
est de ramener par la Parole Prophétique les hommes à Dieu au niveau de leur
coeur, de casser leurs prisons, leurs forteresses en tous genres. Il
s’agit d’un processus constant de RUPTURES.
La méthode Jézabel
de l’Eglise de Thyatire ou de l’Eglise Catholique Romaine était au contraire de
s’intégrer pour mieux contrôler, de faire
des compromis de toutes sortes pour mieux manipuler bref de se
prostituer pour mieux dominer.
La méthode du prophète est à l’opposé : il va nager à contre-courant,
être porteur du JUGEMENT (Cf. les nombreux passages de jugement des livres
prophétiques – notion de pierre d’achoppement pour Jésus-Christ 1Pierre 2 : 7 ;
Romains 9 : 32-33) et appellera à la REPENTANCE.
« Il va paître les nations avec une verge de fer comme on brise les
vases d’argile », bref casser
le système diabolique babylonien qui veut maintenir les hommes emprisonnés loin
de la présence de Dieu. Pour ce faire, il lui faut toute la puissance
surnaturelle « prophétique de feu » et d’autorité de la part de Jésus glorifié
comme Il est identifié dans ce passage (v.18+23), pour pouvoir affronter les
forteresses « babyloniennes » (Lire Apocalypse
11 : 3 – 12 ; Ezéchiel 1 ; 3 : 16-21 ; 12ss ; 24 ; 13 ; 14 : 1-11 ; 13 ; 24 ;
37 ; 33 ; 34 ; 38…).
Il va aussi être
porteur de révélations nouvelles concernant le Royaume
de Dieu, de bénédictions nouvelles toujours issues de la croix et de la
résurrection de Jésus, et toujours présentes dans la Bible, mais qu’on
avait perdues de vue ou qu’on n’avait pas vues encore. L’étoile du matin est porteuse d’une espérance nouvelle,
annonce un jour nouveau, des
bénédictions, des dimensions et des révélations de gloire nouvelles. Elle
signifie que l’Eglise doit devenir fondamentalement prophétique avec tout ce que
cela comporte.
Le ministère de Dieu qui s’est directement opposé à
Jézabel est celui d’Elie (1Rois 17 : 1 à 2Rois 2 : 18 – HISTOIRE A
LIRE OU A RELIRE ABSOLUMENT ! ).
Elie était un prophète persécuté (1 Rois 19) s’adressant malgré Jézabel
directement au roi Achab et, par la suite, au roi
Achazia. Il est le prophète ayant une
communication directe avec Dieu, il est le prophète de la
révélation (1Rois 17 ; 19 etc.) de
la réalisation puissante et rapide de la parole
prophétique de Dieu dont il est le porteur (1Rois 17 : 1 ; 18 etc.),
de la manifestation de la puissance de Dieu (1Rois
18 : 38), du jugement (1Rois 17 : 1 ; 18 :
40 ; 2Rois 1 : 9ss), du feu (1Rois 18 : 38 ;
2Rois 1 : 9ss), de la rencontre
directe avec le Dieu de Gloire (1Rois 19 : 9
- 13), du « transport » surnaturel par le Saint-Esprit (1Rois 18 : 12 ; 2 Rois
2 : 16), de la guérison et de
la résurrection (1Rois 17 : 17-24) et
de l’immortalité (2Rois 2 : 11). On peut aussi considérer la notion
de revêtement de puissance et de gloire dans
l’anecdote du manteau laissé par Elie à Elisée (1Rois 19 : 19-20 ; 2 Rois 2 : 13-14).
En fait, on se rend compte que le ministère d’Elie
ressemble « étrangement » à l’ensemble de la volonté de Dieu pour mettre en
place, révéler l’Eglise des Vainqueurs bénéficiant des promesses contenues dans
les lettres aux églises !
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