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6 ème Partie : Ruth Juges 3 : 12 à 30, Matthieu 4 : 21, Genèse 12 : 3, Juges 2 : 6 à 18, Lévitique 26 : 18 à 20, Lamentations de Jérémie 3 : 37 et 38, Psaume 32 : 15, Lévitique 19 : 9 et 10, 23 : 22, Deutéronome 24 : 19 à 22, Ruth 2 : 8, Ezéchiel 16 : 8, Proverbe 15 : 33, Zacharie 8 : 16, Jean 10 : 7, Actes 14 : 27. Les mérites de la femme vaillante, femme de valeur, à l’exemple de Ruth. Selon l’époque des chefs, des juges, les Moabites ont connu des conflits avec les Israélites. Les Israélites ont infligé une défaites aux Moabites. Il est probable que cette famille est allée s’installer durant cette période d’accalmie en Moab, et que des Israélites ont épousé des Moabites. Ruth est l’arrière grand-mère de David. Le livre des Juges offre une vision négative de cette époque : le déclin par la corruption religieuse et morale, la division entre les tribus. Les Israélites sont opprimés. Mais à l’intérieur de ce contexte, le livre de Ruth nous montre sur un plan local que, dans le climat de foi, la grâce demeure dans cette région de Bethléem. La différence est manifeste avec celle relatée dans le livre des Juges qui nous fait découvrir un climat de paix où il y a de l’activité et les personnes manifestent de la solidarité, de la bienveillance et une piété toute simple. Booz et Ruth, deux personnages desquels nous pouvons nous inspirer. Booz est un homme puissant et riche, un homme de valeur, un homme de bien (2 : 1) Ruth est une femme de valeur (3 : 11). A ces deux personnes, nous pouvons opposer le contraire avec deux autres personnes : Orpa qui adopte une attitude opposée à celle de Ruth, sa belle-sœur (1 : 14) et le parent d’Elimélec qui refuse d’exercer son droit de rachat et d’assumer son devoir de proche parent (ch. 4) Naomi discerne l’action de Dieu (2 : 20) dans les évènements et reprend espoir. Le livre de Ruth nous démontre une œuvre de solidarité généreuse et de dévouement de Ruth, une étrangère envers sa belle-mère. A son tour, Ruth rencontre la bienveillance d’autrui, en particulier celle de Booz. Elle rencontre la bénédiction divine pour elle-même et sa belle-mère. Comme Rahab, la prostituée qui se trouve accueillie dans le peuple de Dieu et participe aux bénédictions promises aux Israélites qui se montrent fidèles à Dieu, et cela dans un temps où le peuple d’Israël était quant à lui infidèle à Dieu. Si Israël a pour vocation d’être en bénédiction aux autres peuples, des non-Israélites qui adoptent le Dieu d’Israël peuvent être aussi en bénédiction pour eux. Ainsi Ruth adopte le Dieu d’Israël et la foi qui vient de sa Parole (1 : 16). Remarquons également le dévouement, l’attachement à Dieu et le respect de chacune des personnes, y compris les serviteurs de Booz. Cela s’entend et se voit dans leur langage (1 : 17, 20 ; 2 : 4 ; 12 : 19 et 20 ; 3 : 10 et 13), leur attitude bienveillante (4 : 11 et 14), et leur désir de faire des choses comme il se doit. Ce sont des gens ordinaires qui vivent des choses ordinaires, mais ont une manière extraordinaire de les vivre. Il y a la loi du lévirat (Deutéronome 25 : 5) en exercice (le droit de rachat).
L’épreuve de Naomi L’époque des Juges où une nouvelle génération se lève après celle de Josué et des responsables. Les Israélites firent ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, en rendant un culte aux dieux Baals. Alors l’Eternel les abandonna aux violences de pillards qui les dépouillèrent ; il les a livrés au pouvoir de leurs ennemis alentours, de sorte qu’ils étaient incapables de résister. Malgré les chefs suscités par le seigneur pour les ramener dans la voie, ils continuèrent de se prostituer avec d’autres dieux. Ils s’écartèrent du chemin tracé par leurs ancêtres et ne suivirent point leur exemple. Chacun des chefs que Dieu suscita, il l’aida pour délivrer Israël de ses ennemis. Mais après la mort de ce chef, ils continuèrent à se corrompre. Il n’y avait aucun roi. Chacun faisait ce qui lui semblait bon. Comme au temps d’Abraham, il y eut une famine. Le ciel était devenu dur comme du fer et la terre comme du bronze. Ils épuisèrent leurs forces en vains efforts, la terre ne produisant plus rien et les arbres fruitiers ne portant plus de fruits. Il fit venir la famine sur tout le pays, les privant même de pain. Le Seigneur commande, suscite par sa Parole et le malheur et le bonheur. Que chacun se plaigne de ses péchés. La famine oblige à émigrer vers d’autres pays. Bethléem signifie « la maison du pain ». Or, la maison était vide. Cp. avec Jésus : Il est le pain qui donne la vie éternelle. La maison de Dieu est là où il y a ce pain à manger : corps glorifié de Jésus. Elimélec signifie : Mon Dieu est roi Naomi : charmante, gracieuse Machlon : maladie Kiljon : faiblesse, fragilité Ephrata : groupe familial auquel appartenait Elimélec Orpa : la nuque symbolise la défection, l’idée d’abandonner une cause, un parti. Etre absent d’un lieu où l’on est attendu Ruth : apparenté à un mot signifiant l’amie ou réconfort Cp Ruth 1 : 6 avec psaume 132 : 15 : Je la bénirai en la comblant de biens et je rassasierai tous les pauvres de pains.
Naomi regagne la région (Juda) et quitte le pays de Moab. Elle bénit ses deux belles-filles. Ruth adopte le Dieu de Naomi (v. 16 et 17) La motivation de Ruth n’est influencée par aucun intérêt de chez Naomi qui n’a rien à offrir. Naomi a les mains vides, elle est dans le dénuement, alors qu’elle a été dans l’abondance. C’est ainsi qu’elle revient, accompagnée de Ruth sa belle-fille, jusqu’à Bethléem. Booz qui signifie : en lui est la force, est un homme libre et puissant. Il est de la famille d’Elimélec. Ruth est une étrangère. C’est le temps de la moisson de l’orge qui précède celle du blé (2 : 23) Il y a un privilège accordé par la loi aux veuves et aux orphelins, et aux étrangers, qui est celui de glaner. La bienveillance de Ruth rencontre la bienveillance divine avec Booz. Dans quel champ glanez-vous ? Ne va pas dans un autre champ Regarde bien où mes hommes moissonnent et suis mes servantes (2 : 8). Tu entres (par le hasard selon Dieu) dans un champ pour y glaner de quoi vivre par le moyen de la foi, afin d’honorer le Dieu d’Israël, car mon juste vivra par le moyen de la foi. Tu rencontres un ensemble de circonstances sans lien de cause à effet entre elles. Dieu, qui est le souverain, est au contrôle de ces circonstances et s’en sert pour réaliser ses desseins. Encore faut-il comme pour Naomi (v 20) reconnaître la bonté de Dieu à notre égard comme il l’a été à l’égard de ceux qui sont morts, en nous laissant le témoignage vivant de la bonté de Dieu. Ce genre de traces reste indélébile. Ruth va se placer sous la couverture de Booz. Le pan du manteau (signifiant étends sur moi ton aile) en signe de protection. Lors d’un mariage, le mari étendait un pan de son manteau au-dessus de sa fiancée pour symboliser cette protection (important) Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ (Romains 13 : 14). L’Église — Epouse - ne peut être « une couverture », un signe de protection. C’est se prostituer et porter atteinte à ce que le Seigneur déclare ici : Tu es une femme de valeur Booz est un homme puissant. (En Hébreux = identique) Booz n’épouse pas Ruth par devoir, mais parce qu’elle est une femme de valeur. Il s’engage à la (te) sauver de la pauvreté. La détermination de Ruth à honorer le Dieu d’Israël va être récompensée. Ruth va alors entrer dans ce champ, parmi d’autres champs aux alentours. L’humilité précède la gloire. Dieu ne récompense pas l’échec, ni la paresse, mais ceux qui sont déterminés à glaner de quoi nourrir ceux qui ont faim de la justice de Dieu, reçoivent leur juste rétribution. Déterminée, Ruth a fait le choix d’entrer dans l’un de ses champs où des serviteurs travaillent, elle est entrée là, non par convoitise de la moisson qui s’engrangeait avec de belles gerbes, mais avec ce désir de rapporter le meilleur pour Naomi. Son travail a été remarqué par les serviteurs de Booz, le propriétaire, à qui il fut rendu compte de l’attitude de Ruth. Que l’Eternel te rende ce que tu as fait, et que ta récompense soit entière de la part de l’Eternel, le Dieu d’Israël, sous les ailes duquel tu es venue te réfugier. Qui était son refuge ? Naomi : non ! Booz : non ! Booz comme Naomi se défend d’être son « protecteur », son leader. Il est ce serviteur qui identifie les gens de valeur. Booz s’arrête à la porte. Celui qui avait droit de rachat vint à passer par là. Booz l’interpelle. A la porte de la ville, c’est là où se rendait la justice. Jugez dans vos portes selon la vérité Je suis la porte La porte de la foi. Amen !■
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