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PERGAME (Apocalypse 2 : 12-17)

Identité

L’Eglise de Pergame symbolise l’Eglise chrétienne après l’Eglise primitive, puis l’Eglise romaine de l’Empereur Constantin (Cf. Edit de Milan en 315) jusqu’en l’an 1054 date du schisme entre l’Eglise d’Orient grecque patriarcale de Constantinople et l’Eglise d’Occident latine papale et romaine. Puis elle symbolise l’Eglise Orthodoxe après 1054 à nos jours. En effet, l’Eglise orthodoxe ou l’Eglise d’Orient est restée plus proche de part sa situation géographique proche-orientale non loin de Jérusalem  et sa culture grecque de cette église post-église primitive. En même temps elle est restée très liée aux pouvoirs politiques en place et ceci jusqu’à nos jours (Cf. Serbie, URSS-RUSSIE, Grèce). Le glaive (épée à deux tranchants) de l’Esprit, de la Parole, sépare ce qui est faux de ce qui est exact de ce qui est psychique de ce qui est spirituel. (Hébreux 4 : 12 ; Ephésiens 6 : 17). Le glaive lutte contre le mélange et le compromis. Cette église fut celle qui passa du stade spirituel de l’Eglise primitive au stade du mélange doctrinal et moral lié aux fortes pressions et aux circonstances religieuses (traditionalisme religieux, idolâtries diverses, occultisme), culturelles et politiques environnantes (trône de Satan = centre de la province d’Asie du culte à Zeus ou Jupiter, à l’empereur ROMAIN, le monopole du culte à Esculape dieu des guérisons « miraculeuses » et de nombreux autres cultes païens).

Qualités (v.13)

L’Eglise post-primitive, puis orthodoxe est restée fidèle au nom de Dieu Père, Fils et Saint-Esprit. Elle est restée fidèle aux fondements principaux de la foi en Jésus-Christ et dans l’importance du Saint-Esprit, de la ferveur et de la prière. Elle a vécu de très fortes persécutions (persécutions de la part des Juifs et des Romains, des « barbares païens » en Occident-Europe du Nord, des orientaux vers l’Inde, de l’Islam au Proche-Orient et en Europe du Sud et du Sud-Est – Turquie - et du communisme en Europe de l’Est) mais n’a pas renié la foi. Elle a gardé fidèlement, à travers les vicissitudes de l’Histoire, les principes fondamentaux de la foi chrétienne.

Reproches (v. 14 - 16)

Les Nicolaïtes dont nous avons déjà parlé, c’est à dire les traditionalistes, gnostiques, libertins et légalistes à la fois, les religieux qui tentent de dominer humainement par une mystique superstitieuse le « peuple » de Dieu ont déjà grignoté du terrain. Dès le début du second siècle la liturgie s’est installée dans le culte avec l’extinction progressive des dons spirituels. Les ministères charismatiques (surtout celui du prophète) furent liquidés par les collèges des anciens qui installèrent progressivement l’épiscopat (évêques) entraînant le papisme (église catholique romaine) ou le patriarcat (église orthodoxe). Plus tard, notamment l’Eglise orthodoxe mais aussi celle qui l’a précédée, sont tombées dans le dogmatisme, le droit canon exclusiviste et inquisiteur. C’est ce qui a provoqué l’intolérance voire des persécutions de la part de cette église elle-même (époque des Tsars de Russie par exemple persécutions contre les Juifs et les églises non-orthodoxes). Les alliances avec le pouvoir politique (Constantin, Charlemagne, tous les souverains de Constantinople avant l’arrivée de l’Islam…) sont aussi le résultat de la doctrine des Nicolaïtes qui veulent dominer voire régner par le biais du nationalisme religieux. L’Eglise orthodoxe, surtout au niveau de sa direction, fut l’Eglise du compromis et du mélange notamment sous le régime persécuteur communiste du 20ème siècle, même si nombre de ses membres durent aussi subir la persécution. Elle est encore largement habitée par l’esprit nationaliste religieux et intolérant (Cf. Grèce – Serbie - Russie).

La relation étroite mais aussi tendue entre Balaam et le roi de Moab Balac dans l’Ancien Testament allait dans le même sens.

La doctrine de Balaam consiste à vouloir utiliser le nom de Dieu pour faire de la magie blanche (Nombres 22 à 24 ) ou des enchantements (Nombres 24 : 1). Balaam voulait utiliser le nom de Dieu pour entrer dans le monde spirituel afin de maudire Israël, causer le malheur démoniaque et maléfique en Israël. L’utilisation du nom de Dieu par religiosité est rejetée ici et est spirituellement dangereuse. Cette utilisation s’est faite par exemple dans le sacrement du baptême des nourrissons où le nom de Dieu est utilisé comme un talisman protecteur de l’enfant. Le système sacrificiel de l’Eucharistie est calqué sur le système sacrificiel aux idoles d’où le nom de prêtres (dès la fin du 2ème siècle) donné aux responsables de l’Eglise dont la spécificité était de procéder au sacrifice de la messe. Le fait de manger des viandes sacrifiées aux idoles a aussi instillé la doctrine de la transsubstantiation par mélange, par compromis et par analogie aux cultes sacrificiels païens. Le pain et le vin deviennent réellement « substantiellement » corps et sang de Jésus et le prêtre procède alors au « sacrifice eucharistique ». Les prières incantatoires répétitives (Cf. rosaire, prières pour les morts, style de prière liturgique orthodoxe extrêmement formaliste et incantatoire),  voire hystériques  utilisant le nom de Dieu sont aussi des traditions religieuses païennes (2Rois 18 : 26 - 29). La prostitution avec les femmes moabites fut conseillée par Balaam pour corrompre Israël moralement et spirituellement (Nombres 25 : 1; 31 : 16). L’idolâtrie et le compromis sont la conséquence de l’immoralité. L’Eglise de Pergame et celle qu’elle symbolise, s’est largement prostituée par les enchantements, la magie blanche religieuse et l’idolâtrie (Cf. Adoration des anges et des Saints dès 375). Les « orgies », les « messtis » ou les « kermesses » (mot construit à partir de « messe ») prirent rapidement place dans la soit-disant « vie de l’Eglise ». Les Corinthiens avaient fait école (1Corinthiens 11 : 20 – 22). Ceux qui connaissent un peu l’Eglise orthodoxe notamment sur les « lieux saints à Jérusalem » mais aussi dans les Pays de l’Est remarqueront que toutes ces spécificités notamment idolâtres (architecture, statues, dorures exagérées, rites mystico-païens sur le tombeau du Christ par ex. etc.), apparaissent clairement.

Nous y voyons bien entendu aussi de très nombreuses racines et caractéristiques de l’Eglise Catholique Romaine.

La solution est la repentance et le retour à la Parole de Dieu, la Bible. Les églises dites protestantes et évangéliques ont été et sont encore porteuses du glaive de la Parole et de l’Esprit de Jésus face à cette église.

La Promesse de la restauration de l’esprit, de l’âme et du corps des vainqueurs  (v.17 cf. aussi 1Thessaloniciens 5 : 23 ;  3Jean 2)

« A celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée et je lui donnerai un caillou blanc ; et sur ce caillou est écrit un nom nouveau que personne ne connaît si ce n’est celui qui le reçoit. »

La manne fut la nourriture du peuple d’Israël dans la marche du désert (Exode 16 ; Nombres 11 ; Deutéronome 8).

Le chapitre 6 de l’Evangile de Jean est capital dans la compréhension de la signification de cette manne.

Jean 6 : 31ss montre clairement que Jésus-Christ est le pain de vie, le pain de Dieu. Jésus compare directement la manne du désert avec le Pain venu du ciel qui est Jésus.

La restauration de l’esprit du chrétien vainqueur par les paroles créatrices d’Esprit et de Vie de Jésus-Christ :

Le fait de « manger » la chair de Jésus et de « boire » Son sang est une opération spirituelle cachée et qui doit par conséquent être révélée : « C’est l’Esprit qui vivifie ; la chair ne sert de rien. Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie. » Jean 6 : 64.

 Il ne s’agit par conséquent pas d’avoir une interprétation de la Sainte Cène où nous mangerions le corps et le sang de Jésus comme un aliment matériel et physique mais une interprétation au niveau spirituel.

Jésus fait bien la différence entre la manne du désert, aliment physique et terrestre mangé par les Hébreux, et le pain qui descend du ciel. Il n’est donc pas à manger comme la manne du désert et Il le précise bien, il retournera là où Il était auparavant : « Cela vous scandalise-t-il ? Et si vous voyez le Fils de l’Homme MONTER où il était auparavant ?… » (v.61b - 62).

Le fait de recevoir cette manne cachée, non visible d’emblée à l’œil nu, consiste par conséquent à recevoir tout ce que l’Esprit Saint veut opérer par les paroles d’Esprit et de Vie de Jésus.

Nous citerons la puissance spirituelle et le feu (Actes 1 : 8 ; 2 : 3), les dons spirituels (1Corinthiens 12), les ministères et les services (Ephésiens 4 : 11 ; Romains 12 : 4ss), les fruits de l’Esprit (Galates 5 : 16 – 26), la croissance et l’édification de l’Eglise (Livre des Actes et les épîtres).

La restauration et la métamorphose du corps du chrétien vainqueur par le Corps glorifié de feu (sang) et de lumière (corps) de Jésus-Christ :

Le verset 40 est clair : « La volonté de mon Père, c’est que quiconque voit le Fils et croit en lui ait la vie éternelle… » « Quiconque » n’englobe pas uniquement les auditeurs contemporains de Jésus qui pouvaient Le voir comme on voit n’importe quel autre homme de cette époque, mais tous les hommes de tous les temps. Comment est-ce possible puisqu’Il est monté au ciel entre temps ?

En fait, recevoir la manne cachée, c’est voir Jésus glorifié par le moyen du Saint-Esprit et être imprégné ou «manger» de Sa lumière et de Son feu. C’est aussi sous cet angle que l’on peut comprendre le verset 50 :  « C’est ici le pain qui descend du ciel afin que celui qui en mange ne meure point (évocation de l’immortalité) et les versets 53-58 : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle  et je le ressusciterai (pour ceux qui passeront par la première mort) au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi et je demeure en lui. Comme le Père qui est vivant m’a envoyé et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra par moi. C’est ici le pain qui est descendu du ciel. Il n’en est pas comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts (= 1ère mort) ; celui mange ce pain vivra éternellement (évocation de l’immortalité : il ne sera pas touché par la 1ère mort, c’est à dire il  vivra éternellement)» Jean 6 : 53-58.

Comme Jésus est assis à la droite du Père, il semble exclu que l’on mange Sa chair et Son sang comme un aliment terrestre. Mais de quoi Jésus est-Il fait à présent ? La description d’Apocalypse 1 : 14-16 nous donne des réponses. En effet le corps glorifié de Jésus est actuellement fait de feu céleste, (= Son sang Apocalypse 1 : 14b,15a ce qui émane comme un feu de « l’intérieur » du corps glorifié de Jésus. En Apocalypse 8 : 7 nous lisons la chose étrange : « Et il y eut de la grêle et du FEU MELE DE SANG » ; Actes 2 : 19 fait une association semblable : « Je ferai paraître des prodiges en haut dans le ciel et des miracles en bas sur la terre, du SANG, du FEU… » Jean 1 : 4 : «En elle – Parole, Jésus - était la vie et  la vie était la lumière des hommes » . L’énergie vitale est dans le sang - Genèse 9 : 4 ; Lévitique 17 : 11 - et le feu est aussi énergie à l’origine de la vie - celui qui « est survenu sur » les apôtres à la Pentecôte, à savoir la puissance ; Actes 1 : 8 ;  2 : 3) et de lumière céleste celle qui émane, qui est produite par le feu source de lumière (= Son corps Apocalypse 1 : 14a, 16b ce qui émane de Jésus glorifié ; 1Jean 1 : 5 : « Dieu est lumière » ; Psaume 27 : 1 ; Ezéchiel 1 : 27 : « …et sur cette forme de trône apparaissait comme une figure d’homme placé dessus en haut. Je vis encore comme de l’airain poli, comme du FEU, au-dedans duquel était cet homme et qui rayonnait tout autour ; depuis la forme de ses reins jusqu’en bas, je vis comme du FEU et comme une LUMIERE ECLATANTE dont il était environné….  de cette LUMIERE ECLATANTE qui l’entourait : C’était une image de la gloire de l’Eternel.»  ; Actes 9 : 3+5 : «Comme il était en chemin et qu’il s’approchait de Damas tout à coup une lumière venant du ciel resplendit autour de lui… Je suis Jésus que tu persécutes… » ). Mangeons vraiment son Corps (= lumière céleste) et buvons vraiment Son Sang (= feu céleste). (Cf. aussi  « aliment spirituel » de 1Cor. 10 : 1-4)

Paul écrit  en 1 Corinthiens 11 : 28 : « Que chacun donc s’éprouve soi-même et qu’ainsi il mange du pain et boive de la coupe; car celui qui mange et boit sans DISCERNER (en grec : diakrino : séparer en ses éléments primitifs, d’origine, distinguer, discerner) le corps du Seigneur, mange et boit un jugement contre lui-même. C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades et qu’un grand nombre sont morts ».

Quels sont les éléments primitifs, d’origine du corps du Seigneur au niveau de la Sainte Cène ?  Qu’y-a-t-il à distinguer, à discerner, à VOIR ? Faut-il considérer cela simplement comme un « discernement » CERTES au niveau spirituel, moral et des pensées de foi (« Que chacun donc s’éprouve soi-même verset 28) ou alors AUSSI au niveau des YEUX voire des cinq sens ?

Voir et recevoir Jésus-Christ glorifié au moment de la Sainte Cène et recevoir son Corps (= lumière) et son Sang (= Feu) sur et dans notre corps en vue d’un revêtement de l’immortalité, ne serait-ce pas quelque chose qui se serait perdu ? Il nous semble que l’origine, les éléments primitifs actuels de la Sainte Cène soient incontestablement les éléments du Corps Glorifié de Jésus-Christ (sang = feu céleste ; corps = lumière céleste). En tout cas les églises (même celles où on insiste lourdement sur le fait de s’éprouver soi-même) n’arrêtent pas de connaître leurs infirmes, leurs malades et leurs morts depuis presque 2000 ans ! En outre, Jean 6 : 50-58 devrait sérieusement prêter à réflexion dans cet ordre d’idées et d’interprétation !

Aurions-nous moins que Moïse, uniquement bénéficiaire de l’Ancien Testament imparfait alors que nous bénéficions du Nouveau Testament parfait en Jésus-Christ ? Moïse avait en effet le visage rayonnant quand il passait du temps dans la présence de Dieu (colonne de nuée et de feu à l’entrée de la tente d’assignation : Exode 33 : 9-10 ; 34 : 29-35 cf. aussi Exode 13 : 21 ; 14 : 19-20 ; Nombres 9 :17 ; 12 : 9-10 ; Lévitique 16 : 2 ; 2 Chroniques  5 : 11-14 ;  Matthieu 17 : 5 ; Luc 21 : 27)

Etienne avait lui aussi un visage comme celui d’un ange (Actes 6 : 15).

En réalité, il s’agit du revêtement de feu et de lumière célestes sur notre corps qui peut engendrer l’incorruptibilité,  l’immortalité et la transfiguration ou la métamorphose (cf. dernier paragraphe du chapitre consacré à l’Eglise de Laodicée) c’est à dire un élément majeur de la VIE CELESTE (Zoé). D’ailleurs cette bénédiction rejoint celle de l’arbre de vie dont il est question dans la promesse à l’Eglise d’Ephèse mais aussi une dimension de puissance révélée qui devient beaucoup plus visible, tangible et audible. La gloire de Dieu se révélera de plus en plus à nos cinq sens. (Cf. Tous les récits de miracles de Jésus – guérisons, voix de Dieu au baptême de Jésus et à la transfiguration, tempête apaisée  - toute l’Apocalypse).

La manne cachée, le pain venu du ciel, engendre la restauration, bien plus la métamorphose du corps du chrétien par le contact réel de notre corps avec le Corps Glorifié de Jésus : le feu qui est Son Sang et la lumière qui est Sa Chair auxquels nous avons accès par le baptême du Saint-Esprit et de Feu ! (Matthieu 3 : 11 -12 ; Actes 1 : 8 ; 2 : 3 ).

La restauration de l’âme du chrétien vainqueur par l’amour de Jésus-Christ :

 Nous allons comprendre que le caillou blanc avec un nom nouveau signifie la restauration de notre âme (= psychè).

                                    Il existe une symbolique biblique hébraïque montrant une capacité de résistance et de souffrances psychiques face aux fausses accusations, à la persécution et à la torture en Esaïe 50 : 7 : « Mais le Seigneur l’Eternel m’a secouru ; c’est pourquoi j’ai rendu mon visage semblable à un caillou, sachant que je ne serai point confondu ». (Ce passage concerne Jésus cf. Luc 18 : 31 –33 ; cf. aussi Ezéchiel 3 : 7-9)

Le caillou blanc servait aussi de bulletin de vote par lequel on exprimait son avis, on décidait (Cf. l’expression grecque psèphos = caillou est employée en Actes 26 : 10 : « …quand on les mettait à mort, je joignais mes suffrages à celui des autres »).

                                    Les paroles de Jésus faisaient sans doute allusion à l’ensemble des utilisations des « cailloux » dans l’Antiquité :

                                     - On utilisait des cailloux blancs ou noirs dans le cadre de la justice. Celui qui recevait le caillou noir était condamné et celui qui recevait le caillou blanc était acquitté.

                                    - L’athlète vainqueur d’une ou plusieurs épreuves des jeux olympiques recevait un caillou blanc avec son nom gravé dessus comme preuve de sa victoire quand il rentrait dans sa région ou ville d’origine.

                                    - Les cailloux blancs étaient utilisés par le maître de cérémonie pour inscrire le nom des invités au banquet.

                                    A la lumière de ces utilisations, le caillou blanc représente notre personnalité, notre « visage », c’est ce que nous sommes, notre « moi », notre identité, notre caractère bref notre âme ou le domaine psychique. C’est le lieu de notre intelligence, de notre volonté, de notre capacité de décider et de faire, de nos sentiments, de nos pulsions de vie et de nos intuitions.

                                    Ce psychique peut être très malade (Cf. toutes les maladies psychiques engendrant des comportements pathologiques).  Toutes les maladies psychiques relèvent d’agressions et d’atteintes plus ou moins graves de l’identité qui sont intervenues très souvent dans la petite enfance où l’être humain est fragile et incapable de résister. Cette situation engendre de surcroît le péché. On n’arrive plus à être soi-même, libre et heureux. La guérison de l’âme consiste par conséquent à expérimenter l’amour (AGAPE) décrit dans 1Corinthiens 13 où l’amour est la condition de possibilité de l’existence, CAR « sans amour je ne suis rien » (v.2c). Avec l’amour je suis, c’est à dire j’existe, j’ai retrouvé mon identité, j’arrive à être moi-même c’est à dire j’arrive à aimer Dieu et mon prochain COMME MOI-MEME ! (Matthieu 22 : 37-39 ; Marc 12 : 30-31).

Autrement dit, si je n’arrive pas être moi-même, à dire « JE », c’est à dire à exister pour que je puisse m’aimer moi-même (Cf. culpabilités, complexes par exemple), je ne peux aimer Dieu et les autres, donc j’ai un problème majeur relationnel avec moi-même, avec les autres et surtout avec Dieu.

Les mécanismes psychiques ou ceux de l’âme sont très complexes mais l’aboutissement de la guérison réside toujours à retrouver son identité d’amour en Dieu (Cf. Nom Nouveau. Cf. aussi 1Jean 4 : 7-9). Recevoir le caillou avec un nom nouveau que personne ne connaît si ce n’est celui qui le reçoit, signifie guérir psychiquement. Le chrétien qui est guéri, retrouve son identité (=nom nouveau qui est différent de l’ancien nom perturbé, voilé, aveuglé, malade) et par là son équilibre psychique. Il n’y a que lui qui CONNAIT réellement sa situation NOUVELLE, son « nom nouveau » parce qu’il fait l’expérience réelle de la découverte extrêmement personnelle et unique de sa véritable identité. Cette expérience est due au fait qu’il est un être absolument UNIQUE  ET QU’IL N’Y EN PAS DE PAREIL , qu’il n’y en aura pas de pareil et qu’il n’y a jamais eu d’être pareil à lui. Il est absolument unique !

Dieu est le seul qui peut finalement opérer cela et donner la guérison parfaite parce qu’Il est la source de toute VIE (zoé) y compris celle de la vie psychique opposée à la maladie, à la déstructuration et à la mort psychiques ou de l’âme.

Retrouver le premier amour dont nous avons parlé plus haut, consiste à recevoir un nouveau « moi » (= « nom nouveau ») restauré en Jésus-Christ.

 La base, le fondement de ce processus est la purification de l’âme par le sang de Jésus-Christ : la justification puis la rédemption. Cette réalité est signifiée par la « blancheur » du caillou ! Il nous semble clair que la guérison réelle et totale psychique passe obligatoirement par la repentance puis la purification. Il faut en outre que l’esprit (à ne pas confondre avec l’âme) de l’homme soit débarrassé de toutes les possessions, oppressions et influences spirituelles  destructrices et démoniaques moteurs des différentes pathologies de l’âme (ainsi que celles du corps d’ailleurs ... !)

A partir de là se construit toute notre sanctification pour voir Dieu (Hébreux 12 : 14), toute notre morale, éthique et notre comportement.

Le caillou blanc avec le nom nouveau est la restauration et la purification de notre âme ayant pour conséquence la restauration et la purification de notre comportement avec l’abandon toujours plus marqué du péché par la mise en pratique toujours plus marquée de l’amour dans la liberté. Cette progression dans le comportement est l’aspect quotidien de la REPENTANCE durant la vie chrétienne !                              

Le caillou permet d’être acquitté, déculpabilisé, justifié par le sang de Jésus (caillou blanc pour l’acquittement), de prendre des responsabilités dans l’œuvre de Dieu (bulletin de vote – capacité de décision et de prise de responsabilité), d’accomplir des œuvres de foi (athlète vainqueur), d’être invité au banquet céleste (être inscrit sur la liste des « invités », c’est à dire dans le Livre de Vie = assurance du salut. Cette protection et cette sécurisation engendrent une VIE psychique restaurée, une possibilité de croissance, de créativité et d’épanouissement) !

                                    Recevoir le caillou blanc (Cf. Esaïe 50 : 4-11)  signifie donc pouvoir résister de façon surnaturelle comme Jésus et certains prophètes aux agressions en tous genres, aux accusations, aux persécutions voire à la torture sans être psychiquement défait et déstructuré, sans être psychiquement rendu malade, sans tomber dans le péché et le compromis.

Le réveil du « Vin Nouveau – Bénédiction du Père – Amour premier – Folie ivresse… » qui s’est manifesté à Toronto notamment dans les années 1980-90 entre autres, touche pour une grande part le domaine de la guérison de l’âme, du psychique. La prise de conscience de la nécessité de la psychothérapie chrétienne pour nombre de chrétiens autrement dit « cure d’âme » avec une réelle redéfinition de l’exercice du ministère du pasteur va aussi dans le même sens. Tellement de chrétiens sont blessés, abandonnés, malades, mais Jésus veut leur donner le caillou blanc avec un nom nouveau c’est à dire une âme, une identité restaurées ! A Lui soit la gloire et notre  reconnaissance ! 

SUITE DE L'ETUDE " Thyatire "