Accueil

Plan du site

La voix du coeur

La Bonne Semence

Vidéo : L'histoire de Dieu

Animation Flash

L' amour

Débuter ma vie chrétienne

4 Etapes vers la vie

Grandir c'est plaire à Dieu

Qu'est-ce que le salut ?

A la recherche de la vérité

Vos témoignages

Message du mois

Etudes Bibliques

Versets Clé

L'Action Missionnaire

En mission avec eux

Jésus T'M Junior

Musique MIDI

Oeuvre Vie Comblée

Le Magazine

La Bible

La Bible en 1 an

Qui sommes nous ?

Sites amis, Liens

Le livre d'or

Contactez-nous






« Aujourd’hui nous abordons la question de la liberté de l’homme face à Dieu. Alors, tout d’abord, qu’est-ce que la liberté ? »

Alexis : « La notion de liberté se comprend relativement à celle de contrainte. On pourrait penser qu’il y a une opposition stricte entre ces deux notions, mais en réalité leur relation est plus complexe. A la fin d’un repas, on me donne le choix entre un café ou un thé. Je suis libre, dans la mesure où je peux choisir entre le café, le thé, ou encore ne rien prendre. Néanmoins, je suis également contraint : d’une part, la maîtresse de maison exige de moi une réponse, d’autre part je n’ai le choix qu’entre du café ou du thé seulement, il n’y a pas d’autre alternative. D’une manière générale, nous sommes libres dans la mesure où nous pouvons faire un choix dans un certain cadre de contrainte. Mais ce cadre de contrainte est ce qui permet la liberté : si la maîtresse de maison ne m’avait pas proposé un choix à faire, je ne pourrais pas le faire. On ne peut donc pas strictement opposer la liberté et la contrainte. Néanmoins, il va de soi qu’il n’y a plus de liberté lorsque la contrainte n’offre plus de choix : Si la maîtresse de maison ajoute dans mon assiette une portion de son plat, en me disant : « vous n’êtes pas très gros, prenez en donc encore un peu », je ne suis plus libre. »

« Si l’on en revient au thème précis de la liberté de l’homme face à Dieu, dans la mesure où Dieu est tout-puissant, qu’il a créé l’univers et ses lois, qu’il connait à l’avance ce que nous allons faire, il ne semble pas que nous soyons libre… »

Alexis : « On pourrait effectivement se demander si l’on est libre, dans la mesure où Dieu a créé les éléments de l’univers et ses lois, c’est-à-dire que le futur se réalise en fonction de ces mêmes éléments et de ces lois, il n’y a pas de hasard, tout effet est déterminé en fonction de causes précises, on peut donc connaître l’avenir en fonction des connaissances que nous avons des causes, c’est pourquoi Dieu est omniscient. Du même coup, si Dieu a, du fait qu’il est créateur, établi ce que nous allons faire, et du fait qu’il est omniscient, sait déjà ce que nous allons faire, il apparaît que nous ne pouvons pas faire autre chose que ce que Dieu a établi et sait que je vais faire. Ce qui est étrange, c’est que lorsque nous lisons la Bible, il n’apparaît pas de conflit entre le déterminisme universel assumé et la liberté humaine. Rien n’échappe à Dieu et pourtant l’homme est libre. Or nous, nous avons tendance à opposer d’une part le déterminisme et d’autre part la liberté. A mon avis, le problème est le même que celui que nous avons abordé à la question précédente : il n’y a pas d’opposition mais bien une complémentarité entre le déterminisme et la liberté. Lorsque je me retrouve à devoir faire le choix entre le thé et le café, si je fais un choix c’est parce que j’ai des raisons : par exemple, je n’aime pas le thé, ou encore, là je suis un peu fatigué et je préfère prendre du café, je vais donc prendre un café. Mon choix a une cause. S’il n’avait pas de cause, je n’aurais pas pu préférer l’un à l’autre. Mon choix est donc déterminé. Et pourtant je suis libre, car de manière consciente ou non, j’ai fait une délibération en moi et c’est cette délibération qui m’a conduit à choisir le thé plutôt que le café. La liberté présuppose donc le déterminisme, sinon je serais incapable de délibérer, de me porter vers un choix plutôt qu’un autre. Dieu ayant créé l’univers, il a établit les conditions qui faisaient que je préférais à ce moment là le café plutôt que le thé ; quant à moi, j’ai librement choisi, parce que j’ai délibérer en faveur du café plutôt que du thé. Il n’y a donc pas d’opposition entre l’existence de Dieu et la liberté humaine. »

« Pourtant, dans le Christianisme, il y a une doctrine biblique que l’on appelle la prédestination, qui enseigne que les élus ne sont pas sauvé de leur fait, mais parce que Dieu les a choisi avant la Création du monde, c’est-à-dire indépendamment d’eux, c’est pourquoi le salut de Dieu est une grâce… »

Alexis : « Absolument, c’est tout à fait vrai. Dieu, quand il créé l’univers, sait déjà que, d’après les conditions qu’il établi dans ce même univers, aujourd’hui je me retrouve à cet instant précis a préféré le café au thé. Dieu a donc choisi, indépendamment de moi, que j’allais préférer le café au thé. De la même manière, si j’ai foi en Dieu, Dieu a établi avant la Création du monde que j’aurais foi en lui. C’est donc une grâce, car les conditions auraient pu être que je n’ai pas foi en lui ! Pour autant, je suis libre d’avoir foi ou non en Dieu, car c’est moi qui opère cette délibération d’avoir ou non foi en lui. C’est-à-dire que même si Dieu a choisi, néanmoins c’est quand même moi qui le réalise. Lorsque je suis devant le café, ma volonté le veux, je suis donc libre, car j’ai également décliné volontairement l’offre d’un thé. Il en va de même avec la foi : je choisis d’avoir foi en Dieu et je décline l’autre voie qui consiste à le rejeter. »

« La doctrine de la prédestination est donc vraie et ne s’oppose pas à ma liberté, ni donc a ma responsabilité de choisir de suivre ou non Dieu… »

Alexis : « Tout à fait. Il ne faut pas confondre la prédestination et le fatalisme. C’est-à-dire que ce n’est pas parce que Dieu a choisi quelque chose que quoi qu’il se passe, cela arrivera, mais plutôt parce que Dieu a choisi quelque chose, que les conditions y conduiront. Il y  a un exemple assez classique en philosophie

que l’on appelle le sophisme du paresseux : un homme est malade, ou bien il va guérir ou bien il ne va pas guérir, il est donc inutile qu’il appelle le médecin, puisque de toute manière ce qui lui arrivera doit arriver. Or c’est faux, c’est justement parce qu’il appelle le médecin ou non qu’il aura le remède qu’il le guérira. De même, certains chrétiens ont cru que si Dieu nous avait élus, alors nous sommes sauvés quoiqu’il arrive, or c’est faux. Au contraire : Dieu nous a élu, donc il établi les conditions qui nous sauverons, ce qui arrive compte, y compris nos propres choix ! Et dans la mesure où justement je suis libre, je suis donc responsable. »

« L’homme est peut-être libre et responsable, mais Dieu ne l’est-il pas aussi alors, lorsque je choisis le mal par exemple. »

Alexis : « Non, car c’est l’homme qui fait le choix de faire le mal même, alors que Dieu ne fait que faire le choix que je fasse ce choix, mais il ne fait pas ce mal en question. Lorsque nous choisissons nous-mêmes d’avoir des enfants, nous savons qu’ils vont faire des bêtises, je fais donc le choix d’engendrer un être qui fera le choix de faire des bêtises. De quoi suis-je responsable ? Seulement de l’avoir engendré, mais non qu’il fasse des bêtises. De la même manière, Dieu n’est pas responsable, ce n’est pas lui qui fait le mal. Autre exemple : si je construis une calculette et je la programme pour qu’elle puisse réaliser des opérations complexes ; lorsque je fais une opération, qui calcule ? Moi ou la calculette ? Si une équation du dixième degré est résolue par celle-ci en une fraction de seconde, vais-je dire que j’ai résolu moi-même cette équation en une faction de seconde ou que la calculette l’a résolu aussi vite ? Je vais dire que c’est la calculette. De la même manière, même si Dieu choisis que nous choisissions telle ou telle chose, nous opérerons et réalisons tout de même ce choix et nous en sommes donc responsables. » 

« Mais si Dieu à choisi ce que nous sommes, sans pour autant être responsable de nos choix, au fond est-ce que l’athée n’est pas condamné à rester athée ? »

Alexis : « Non, nos situations peuvent évoluées. Moi-même, j’étais athée et je suis devenu chrétien. Il y a des raisons à ma conversion et ce sont donc ces raisons qui ont déterminé ma conversion, raisons que Dieu avait établies avant la création du monde. »

« La prédestination au fond ne doit donc rien changer à notre manière de penser ? Un athée peut devenir chrétien selon les circonstances, et dans la mesure où nous y participons, nous actions comptent, en cela nous sommes libres. Au fond donc, prédestination ou pas, cela ne change rien à notre manière d’agir. »

Alexis : « Tout à fait, cela ne change rien. Si certains théologiens, Calvin par exemple, on tellement insisté sur ce point, c’est parce qu’il nous donne l’assurance du salut. Si aujourd’hui j’ai foi, c’est aussi parce que Dieu l’a voulu, et s’il l’a voulu, c’est qu’a priori il a prévu les conditions de mon salut, je n’ai donc pas à m’inquiété pour celui-ci. La prédestination sert davantage à saisir que nous ne sommes pas là par hasard, à saisir notre assurance du salut. »