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LES DONS SPIRITUEL
A. HISTORIQUE
IMPORTANCE DES DONS SPIRITUELS
DURANT LA PÉRIODE APOSTOLIQUE
ET POST-APOSTOLIQUE.
Durant la période apostolique
L’église
primitive nous a donné des preuves nombreuses de
la manifestation de tous les dons dans 1
Corinthiens 12 : des malades étaient
miraculeusement guéris, des possédés entièrement
délivrés, des imposteurs démasqués, et des morts
ressuscitaient. Beaucoup exerçaient le don des
langues, prophétisaient, priaient et
glorifiaient Dieu par des cantiques spirituels,
selon ce que l'Esprit leur donnait d'exprimer.
La parole de
connaissance, la parole de sagesse et le don de
discernement occupaient aussi une place
importante dans le ministère particulier de
l'apôtre.
Dieu avait donné
les dons spirituels pour toute la dispensation
de la grâce et une étude approfondie de
l'histoire de l’Église nous montrera très
clairement qu’ils furent exercés à diverses
époques, en diverses circonstances et à divers
endroits, comme Dieu le désirait.
Durant la période
post-apostolique
Justin Martyr
(108 - 180) écrit :
« Si vous désirez la preuve que
l'Esprit de Dieu est venu chez nous, venez donc
à l'une de nos réunions et vous verrez comment
les démons sont chassés et les malades guéris,
vous entendrez les gens parler les langues
nouvelles et prophétiser ».
Irénée (115 -
202) écrit :
« De la même manière, nous
entendons aussi dans l’église tant de nos frères
qui ont le don de prophétie, qui par le
Saint-Esprit parlent diverses langues et qui,
pour l’édification des autres, mettent en
lumière ce qui est caché et proclament les
mystères de Dieu ».
T erreullien
(160 - 220) écrit
: « Mettez au défi Marcion (un
hérétique) de vous nommer ceux qui parmi ses
disciples possèdent les dons spirituels. Qu'il
me montre donc des prophètes qui, non par
l'entendement humain mais par l'Esprit éternel,
peuvent prédire des choses qui doivent se
produire, et qui peuvent révéler les secrets
cachés des cœurs. Qu’il me montre donc ceux qui
peuvent chanter des psaumes et prier par
l'Esprit, ceux qui sont exercés à recevoir des
visions - à condition bien sur que tout ceci
soit inspiré par l'Esprit ».
Chrysostome (347
- 407) et Augustin (354 - 430) confirment
également que les dons spirituels se
manifestaient à leur époque.
Wesley affirme
que les « Montanistes » (mouvement de réveil des
2e et 3e siècles) jouissaient aussi des
bénédictions des dons spirituels. L’Église n'a
pu en bénéficier, uniquement parce que les
chrétiens traditionalistes et orthodoxes
tournaient en ridicule ces dons qu’ils ne
possédaient pas eux-mêmes.
Parmi les Vaudois
du Piémont (11e - 12e siècle), les Huguenots
(16e - 17e siècle) et les Protestants des
Cévennes (France) certains parlaient en langues,
prophétisaient et faisaient l’expérience de
nombreux miracles.
Le Docteur
Sauer écrit :
« Le Docteur Martin Luther était
prophète et évangéliste ; il parlait en langues
et pouvait interpréter ces langues ».
Le Docteur
James Gray écrit à propos de Marc 16 :
« Tous ces signes accompagnent
encore la proclamation de l'évangile sur les
champs de mission, et sans aucun doute, ils se
répandront et se manifesteront dans le monde
entier à la fin de notre dispensation ».
À leurs débuts, le mouvement
baptiste et l'Armée du Salut ont également connu
la manifestation des dons spirituels
POURQUOI CES DONS SONT-ILS
ABSENTS DE CERTAINES DE NOS ÉGLISES ACTUELLES ?
Certains enseignent que ces dons n’étaient
nécessaires que pour la
fondation de l'église, et que par conséquent,
ils sont superflus au stade actuel. Cependant
nous n'avons aucune preuve scripturaire qui
justifie une telle affirmation. Bien au
contraire, Romains 11 : 29 déclare
:
« Dieu ne
reprend pas ses dons »...
Il ne marque pas non plus de préférence pour
telle ou telle personne ni pour telle ou telle
époque de l’Église (Ephésiens 6 : 9).
Durant toute
notre dispensation, Jésus reste Celui qui donne
de façon parfaite (Hébreux 13 : 3). Par
conséquent, chacune de ses promesses est
accordée sans condition à tout chrétien de toute
génération (Marc 16.17 - 18). De plus, nous
savons que selon Ephésiens 4 : 11 - 14, les dons
et les ministères sont indispensables au
perfectionnement des saints.
Certains disent
que la première Église avait besoin de ces dons
pour être conduite et dirigée, car à cette
époque elle ne disposait pas des écrits du
Nouveau Testament. Cependant si nous lisons
attentivement notre Bible, nous découvrirons que
l’Église primitive sondait déjà les Saintes
Ecritures, c'est-à-dire l'Ancien Testament, à
propos de toute question importante (voir Actes
2 : 16 ; 13 : 15 ; 17 : 11 ; 28 : 23). Donc,
même si nous possédons actuellement le Nouveau
Testament, nous avons tout autant besoin de la
manifestation des charismes.
D'autres refusent
simplement la bénédiction de la Pentecôte. Ils
se contentent d'appeler à la repentance et à la
nouvelle naissance. Mais le baptême dans le
Saint Esprit étant nécessaire pour exercer les
dons spirituels, ces chrétiens ne pourront
jamais jouir des charismes ni de leurs
manifestations surnaturelles.
B. DONS DE
L’ESPRIT
ET VIE DE
L’ESPRIT
Nouvelle naissance
et Baptême dans le
Saint-Esprit
La nouvelle
naissance est d'origine surnaturelle, mais il ne
faut pourtant pas la confondre avec le baptême
dans le Saint Esprit.
Par la nouvelle
naissance on devient un enfant de Dieu, mais par
le baptême dans l'Esprit on devient un serviteur
de Dieu efficace.
Dans l'Eglise
primitive, ces deux expériences étaient souvent
simultanées, ou du moins très proches dans le
temps (voir Actes 10 : 44). Certes, les croyants
ont dû attendre la bénédiction du baptême dans
l'Esprit jusqu'à la Pentecôte (Actes 1 : 8).
Mais depuis ce jour, nous pouvons recevoir ce
baptême dès que nous nous convertissons, comme
le montre Actes2 : 38 :
«
Repentez-vous ... et vous recevrez le don du
Saint Esprit ».
Cette citation
montre très clairement que cette bénédiction
particulière peut être reçue au début de
l'expérience spirituelle et non après un
certain temps de sanctification. Cependant,
l'Ecriture ajoute que tous les croyants peuvent,
et même doivent, être toujours à nouveau remplis
de l'Esprit (Actes 4 : 31 ; Ephésiens 5 : 18).
Le baptême dans
le Saint Esprit est le don le plus désirable que
nous offre le Christ glorifie. Nous ne pourrons
jamais le mériter -ni par la prière ni par
quelque autre pratique pieuse. Le don de
l'Esprit Saint ne nous est pas accordé à cause
du nombre de nos prières, mais uniquement à
cause de l'oeuvre rédemptrice et de la prière de
Christ pour nous (Jean 14 : 16).
L' Esprit et Fruit de l'Esprit
Les dons de
l'Esprit sont mentionnés dans 1Corinthiens 12 :
7-11, mais les fruits de l'Esprit sont nommés
dans Galates 5 : 22.
1*) Les fruits
sont la conséquence directe du niveau spirituel
que nous avons atteint, ils sont donc soumis aux
lois de la croissance spirituelle. Mais les dons
de l'Esprit sont reçus directement de Dieu ; ils
sont donc par nature parfaits et achevés.
Jamais l'amour,
si précieux soit-il, ni aucun autre fruit de
l'Esprit, ne pourra être appelé don spirituel :
il porte les caractéristiques essentielles d'un
fruit, c'est-à-dire il est la conséquence
naturelle de la vie nouvelle reçue de Dieu.
Le même chapitre
5 des Galates, qui énumère les fruits de
l'Esprit, parle aussi des nombreuses oeuvres de
la chair (v 19-21) -et nul ne penserait à les
appeler « dons ».
Les charismes
peuvent être reçus à tout stade de la vie
spirituelle et sont, par leur origine même,
entièrement parfaits au moment où Dieu les
accorde.
Cependant on
remarque dans 1Corinthiens que le chapitre de
l'amour (ch 13) est inséré entre les deux
chapitres parlant des dons. Ceci prouve
clairement que, dans leur variété et leur
perfection, les fruits et les dons sont à la
fois nécessaires pour qu'une Eglise puisse se
développer harmonieusement.
2*) Il est vrai
que les chrétiens de Corinthe étaient
manifestement charnels, cependant Paul n'a
jamais pensé à qualifier leurs dons spirituels
de démoniaques, ni à essayer de les arrêter.
Bien au contraire, il les a encouragés à désirer
ardemment les dons les meilleurs.
1Corinthiens 13 :
2-3 prouve que les dons sont parfaitement
inefficaces s'ils ne sont pas accompagnés
d'amour. Cette remarque importante montre de
manière évidente qu'une personne ayant un don
surnaturel n'est pas nécessairement plus
spirituelle qu'une autre.
L'exemple de
Balaam est la meilleure illustration de cette
vérité : c'était un merveilleux prophète du
Seigneur et cependant sa façon de vivre était
extrêmement charnelle (Nombre chapitre 22 à 24)
En fait, il est
question ici d'un seul fruit de l'Esprit :
l'amour. Toutes les autres qualités mentionnées
sont les éléments qui constituent l'amour (NdT).
Même si les dons
(chapitre 12 et 14) sont parfaits en un sens,
ils doivent être exercés toujours plus dans
l'amour (chapitre 13) (NdT).
COMMENT OBTENIR LES DONS DE
L'ESPRIT ?
Les dons
spirituels ne nous sont pas accordés en raison
de nos mérites. Mais, comme leur nom l'indique,
ce sont des cadeaux, de pures faveurs.
L'expression «
don spirituel » ou « charisme » (en grec
scharisma) dérive du mot grec « charis » qui
veut dire « grâce ». Un don spirituel est un don
de grâce. Dieu est donc entièrement souverain en
distribuant ses dons aux hommes (1Corinthiens 12
: 11,18,28).
Cependant, Il
désire que nous les lui demandions (1Corinthiens
14 : 13).
Paul exhorte les
chrétiens de Corinthe à les rechercher ardemment
(1Corinthiens 14 : 1, 39). 1Corinthiens 12 : 7
ne laisse aucun doute : Dieu désire accorder des
dons à chacun des membres de son Corps.
Timothée, par
exemple, reçut certains charismes par
l'imposition des mains de l'apôtre Paul
(2Timothée 1 : 6), et il en fut de même pour les
chrétiens d'Ephèse (Actes 19 : 6).
Les croyants
mentionnés dans Actes 8 : 17 reçurent aussi ces
dons par l'intermédiaire des apôtres Pierre et
Jean.
L' imposition des
mains a aujourd'hui encore une importance vitale
dans l'Eglise de Christ. Remarquons aussi
comment Paul exhorta fortement Timothée à
exercer les dons spirituels qu'il avait négligés
(1Timothée 4 : 14-15)
LA MANIFESTATION DES DONS DE
L'ESPRIT
Le verbe « opérer
» ou « produire » utilisé par 1Corinthiens 12 :
11 implique « être rempli d'énergie ». Le mot
Esprit (en grec : pneuma) 1*) indique la
présence d'une personne ou d'une énergie qui se
manifeste et met en action un certain don.
Etouffer cette manifestation c'est attrister
gravement l'Esprit Saint (1Thessaloniciens
5.19).
Une personne
possédant un don n'est pas l'esclave de celui-ci
; elle a entièrement le pouvoir de le contrôler
selon la circonstance (1Corinthiens 14 : 29-33).
Le Seigneur respecte toujours notre volonté
libre et ne vise pas à faire de nous de simples
robots.
Si une personne
affirme être sous le pouvoir d'un soi-disant «
don spirituel », sans avoir sur lui aucun
contrôle, on a toutes raisons de penser qu'elle
est victime d'un mauvais esprit. Ce sont les
puissances des ténèbres qui cherchent à faire de
l'homme un instrument aveugle entre leurs mains.
Rappelons une
fois de plus que tout don doit être exercé dans
la foi (Romains 12 : 7). Ce n'est qu'en ayant
les regards fixés uniquement sur le Seigneur et
en entrant ainsi totalement dans le fleuve de
l'Esprit, que l'on peut exercer un don spirituel
de la juste manière. Dans l'exercice des dons le
seul motif valable doit être le désir d'édifier
l'Eglise et de glorifier le Seigneur -mais
jamais celui de nous mettre en avant ou de
rechercher notre propre gloire.
Les dons
spirituels sont d'origine Divine, c'est pourquoi
leur manifestation doit être caractérisée par le
surnaturel.
Pour clore ce
chapitre, il est bon de faire remarquer que dans
l'Ancien Testament, le Saint Esprit descendait
occasionnellement SUR un individu (Juges 14 : 6,
19 ; 15 : 14 ; Ezéchiel 11 : 5). Mais dans notre
dispensation, nous avons ce privilège d'avoir
l'Esprit Saint demeurant constamment EN nous
(Jean 14 : 17).
Les exemples de
l'Ancien Testament nous montrent que l'Esprit de
Dieu saisissait ou agitait les hommes. Mais sous
la nouvelle alliance, l'héritage béni qui nous
est accordé est d'être sans cesse remplis de
l'Esprit
Le même mot
signifie aussi "vent" (NdT)
C. Les Neuf dons de l'Esprit
Classification des dons de
l'Esprit
Les 9 charismes mentionnés
dans 1Corinthiens 12. 8-10 se répartissent en
trois groupes :
Les dons de
révélation
: parole
de sagesse, parole de connaissance et
discernement des esprits.
Les dons de
puissance
: don de la foi, dons des
guérisons et dons d'opérer des miracles.
Les dons
d'inspiration
: don de
prophétie, don des langues et don
d'interprétation
Nous
étudierons en détail chaque don mentionné
ci-dessus.
Mais
gardons à l'esprit le fait qu'il est parfois
difficile, sinon impossible, de distinguer
nettement le surnaturel du naturel, et de dire
par exemple où finit la foi chrétienne « normale
» et où commence le vrai don de la foi.
Il y a une
différence entre la manifestation de l'Esprit
dans l'Ancien et le Nouveau Testament. La Loi et
les Prophètes rapportent de nombreux évènements
miraculeux. Mais ces interventions surnaturelles
n'étaient réservées qu'a un petit nombre de
serviteurs de Dieu et n'étaient pas
expérimentées par le peuple dans son entier.
C'était pourtant le même Esprit, troisième
Personne de la Trinité, qui se manifestait
alors. Si nous nous référons à tant d'exemples
de l'Ancien Testament, c'est simplement parce
que ceux du Nouveau ne suffiraient pas à
illustrer notre étude. Ces exemples nous
permettront de définir de façon précise les
caractéristiques de chacun des charismes.
Gardons aussi à
l'esprit le fait que bien souvent deux ou même
trois dons s'exercent simultanément pour
accomplir les dessins de Dieu. Par exemple,
Pierre connut les pensées secrètes d'Ananias par
le don de discernement, et il le livra à la
puissance de la mort par le don des miracles.
Même la
collaboration entre ces deux dons dans Actes 13
: 11, lorsque Paul discerna de façon
surnaturelle les mauvaises dispositions du coeur
d'Elymas et rendit aveugle ce magicien pervers.
Dans certains cas de guérisons, c'est la parole
de connaissance, le don des guérisons et le don
des miracles qui agissent simultanément pour
produire l'effet voulu.
D. Etude des dons de l'esprit
la parole de sagesse
Définition :
Il ne s'agit pas
ici de la sagesse humaine acquise par l'étude ou
l'expérience ni même de la sagesse spirituelle
provenant de la connaissance de la Sainte Bible.
Cette parole de
sagesse n'est pas non plus à rechercher dans la
sagesse divine qui se manifeste, dans une plus
ou moins grande mesure, dans la vie de tout
croyant, et qui lui enseigne en toutes
circonstances de sa vie à reconnaître la Parole
de Dieu comme son seul juge et son seul guide.
Rejetons encore
l'idée que seul un homme très intelligent peut
recevoir le don de la parole de sagesse.
Ce don provient
uniquement d'une révélation extraordinaire et
surnaturelle reçue de Dieu. Paul possédait
particulièrement ce don et c'est uniquement par
celui-ci qu'il eut la révélation du mystère
divin concernant les Juifs (Romains 11 : 25),
l'enlèvement (1Corinthiens 15 : 51), la grâce
(Ephésiens 3 : 3), le Fils de Dieu (Ephésiens 3
: 4), l'Eglise (Ephésiens 5 : 32), l'Evangile
(Ephésiens 6 : 19), la présence de Christ en
nous ( Colossiens 1 : 26-27), etc...
Ce n'est que
grâce à ce don particulier qu'il put pénétrer
ces vérités cachées. Il n'aurait jamais pu les
découvrir par l'étude ou la réflexion ou même la
simple intuition donnée par l'Esprit. Paul reçut
la révélation particulière de ces mystères comme
on reçoit un cadeau ; sa seule part fut de
s'ouvrir et de prendre soigneusement note de
tout ce qui lui était ainsi apporté de façon
surnaturelle.
Utilité de ce don
La parole de
sagesse n'a pas seulement sa place dans le
ministère de la prédication, mais d'abord et
surtout dans la direction de l'Eglise. Il peut
se poser là des questions et des problèmes que
même les dirigeants expérimentés ne peuvent
résoudre. Seule une révélation surnaturelle peut
alors apporter une réponse satisfaisante.
Ce don entrant en
action sera toujours unanimement reconnu par
ceux qui marchent selon l'Esprit et
reconnaissent avec joie ses manifestations.
Chacun pourra donc se reposer sur l'assurance
que la solution apportée provient réellement de
Dieu et qu'elle est en accord avec sa volonté
parfaite.
Nous voyons
également ce don se manifester dans Actes 6.1-7
et 15.13-29, avec un résultat des plus
bénéfiques. Un exemple frappant nous est fourni
par Actes 23. 6-7, là où Paul est amené devant
le Sanhédrin. En quelques paroles il réussit à
diviser ses accusateurs, les Pharisiens et les
Sadducéens et échappe ainsi au Jugement de ce
tribunal.
Le don de la
parole de sagesse se manifestait de façon encore
plus évidente dans le ministère de Christ. Une
fois, ce fut quand on lui demanda par quelle
puissance il faisait tant de miracles (Matthieu
21.23-27), et une autre fois quand on
l'interrogea au sujet du paiement des impôts
(Matthieu 22.17).
Dans l'Ancien
Testament on pourrait citer les exemples de
Joseph (Genèse 41.25-39), Daniel (Daniel
2.27-45) et Salomon (1 Rois 3.16-23). C'est
uniquement par révélation surnaturelle que
Joseph et Daniel purent interpréter les songes.
De même, le fameux jugement de Salomon rendu aux
femmes qui se disputaient l'enfant fut aussi le
fruit d'une telle révélation divine.
Une jeune
Ecossaise se rendait un jour à une réunion
clandestine en temps de grande persécution
lorsqu'elle rencontra un groupe de soldats qui
la questionnèrent. Ils voulaient à tous prix
savoir où elle allait. Poussée par une pulsion
soudaine, la jeune fille répondit aussitôt : "Je
vais assister à la lecture du testament de mon
frère aîné !". Les soldats lui répondirent
simplement qu'ils lui souhaitaient une grosse
part d'héritage. Grâce à cette parole de
sagesse, la jeune fille échappa à une mort
certaine (voir Hébreux 9.15-17). Et ce même don
a été promis à tout chrétien qui se trouverait
devant ces mêmes difficultés (Matthieu 10.19-20)
LA PAROLE DE CONNAISSANCE
Définition :
Ce don est aussi
d'origine surnaturelle. Il ne doit pas être
confondu avec la Connaissance acquise par
l'étude. Il est plus qu'une simple illumination
de l'intelligence produite par le Saint Esprit
pour nous faire réaliser certaines choses. Il ne
s'agit pas non plus de l'esprit de révélation
auquel tout chrétien a droit dans une certaine
mesure (Ephésiens 1 : 17).
Le don de la
parole de connaissance suppose la révélation
surnaturelle d'un certain fait ou d'une certaine
tâche à accomplir, que l'homme ne peut pas
connaître par ses facultés naturelles. C'est une
information surnaturelle d'un état ou de
circonstances que Dieu seul connaît. Cette
révélation peut être transmise par un songe, un
ange, une voix audible, une vision ou une
intuition intérieure soudaine .
Utilité de ce don :
C'est par ce don
que, dans la maison de Simon, Pierre fut averti
que trois hommes l'attendaient à la porte (Actes
10 : 19). C'est par ce don qu'Ananias fut
informé de l'expérience toute récente de Saül de
l'endroit où il se trouvait, de la mission pour
laquelle Dieu l'avait choisi ; c'est par ce don
qu'il reçut l'ordre d'aller lui-même rendre
visite à cet homme si redouté (Actes 9 : 10
à-16).
C'est par ce don
que Paul sut qu'il devait aller à Rome (Actes 23
: 11) et que tous les hommes du bateau
sortiraient sains et saufs de la terrible
tempête (Actes 27 : 24). On comprend aussi
comment Jean put discerner l'état des 7 églises
et comment il eut connaissance des événements
incroyables des derniers temps bien des siècles
avant leur accomplissement.
Ce don se
manifestait souvent dans le ministère de notre
Seigneur Jésus.
Ecoutons-Le
parler à Nathanaël (Jean 1 : 47-50), à la
Samaritaine (Jean 4 : 18), aux scribes (Matthieu
9 : 4), à ses propres disciples (Matthieu 16 :
7-8; Luc 9 : 47), et au maître de maison (Marc
14 : 13-14).
Par le même
Esprit, le prophète Samuel sut que les ânesses
égarées étaient retrouvées et connut les pensées
qui préoccupaient Saül (1Samuel 9 : 19-20).
De la même
manière il sut que le futur roi se cachait parmi
les bagages (1Samuel 10 : 22).
C'est par une
voix venue de Dieu qu'Elie fut informé qu'il
restait 7000 hommes n'ayant pas fléchi le genou
devant Baal (1Rois 19 : 18).
Le même don
dévoila la convoitise de Guéhazi au prophète
Elisée (2Rois 5 : 26) et mit celui-ci au courant
des mouvements de l'armée syrienne lorsqu'elle
combattit Israël (2 Rois 6 : 9).
C'est par le
Saint Esprit que Daniel rappela avec précision
le songe que Nébucanetsar avait complètement
oublié (Daniel 2 : 9).
Tous ces exemples
montrent combien le don de la parole de
connaissance est encore nécessaire de nos jours.
Dans la cure
d'âme, il permet de révéler les obstacles cachés
qui empêchent la croissance spirituelle d'une
personne et il ouvre ainsi la voie à d'immenses
bénédictions .
3[ LE DON DE DISCERNEMENT
Définition :
On sait déjà
qu'avec la parole de sagesse et la parole de
connaissance, le discernement des esprits
appartient au groupe des dons de révélation
surnaturelle.
Ce don n'a rien à
voir avec la critique ou les suppositions mal
fondées. Il ne doit pas être confondu avec la
capacité naturelle de discerner plus ou moins
justement l'état intérieur ou le caractère d'une
personne.
Ce charisme rend
seulement capable de discerner les esprits dans
les cas de possession et de dire par exemple si
un certain don est inspiré par Dieu, par l'homme
ou par le diable. Bref, ce don particulier
permet de pénétrer le monde des esprits de façon
surnaturelle.
Les Ecritures
laissent clairement entendre que les mauvais
esprits peuvent se manifester dans de nombreux
domaines différents et causer de sérieux
dommages. De mauvais esprits peuvent être cause
de fièvre (Luc 4 : 39), de maladie (Matthieu 8 :
16), d'impureté (Marc 1 : 23) ; ils peuvent
rendre aveugle (Matthieu 12 : 22), muet
(Matthieu 9 : 32) et sourd (Marc 9 : 25).
Dans son livre
intitulé « Les dons de l'Esprit » Grant affirme
que certains esprits peuvent être à l'origine de
péchés tels que : la désobéissance, l'orgueil,
l'ambition, la critique, la rébellion, le
mensonge, le vol, la paresse etc..
Utilité de ce don :
Grâce à ce don,
Pierre put reconnaître l'esprit de méchanceté
qui habitait encore le coeur du nouveau baptisé
nommé Simon (Actes 8 : 23). Paul rempli du Saint
Esprit, fut rendu conscient de l'esprit de ruse
et de fraude qui habitait le magicien Elymas
(Actes 13 : 6-10).
Actes 16 : 16
nous parle d'une servante possédée d'un esprit
de divination qui rapportait ainsi un grand
profit à ses maîtres. Cet esprit ne put demeurer
caché lorsque Paul la rencontra (Actes 16 : 16).
De même, Jésus reconnut et démasqua les
différents démons qui avaient pris possession de
l'homme de Gadara (Marc 5) et de Marie de
Magdala (Luc 8 : 2).
Au sujet de ce
don, Grant rapporte les expériences suivantes :
« Durant une campagne d'évangélisation,
j'annonçais à l'auditoire qu'un esprit de mort
attendait à la porte l'une des personnes qui
refuseraient le Seigneur. Une jeune fille
résista à l'Esprit de Dieu, sortit et ne revint
plus jamais. Deux Jours après on l'enterrait ».
Au cours de cette
même campagne, je redis à l'auditoire qu'un
démon de mort était présent. Une dame résista à
l'Esprit de Dieu et sortit. Le soir suivant
pendant la réunion, son mari se suicida. Au
Texas, j'annonçais qu'une dame de l'assistance
avait un démon de suicide. La personne en
question quitta la réunion sans chercher de
l'aide et, peu de temps après, se tira une balle
dans la tête ».
Le don de
discernement est particulièrement nécessaire aux
serviteurs de Dieu, car il est d'une très grande
valeur dans la cure d'âme et la direction de
l'église. Il la protège contre tout excès et
tout fanatisme, en un mot contre toute
manifestation qui ne vient pas de l'Esprit de
Dieu.
Ajoutons aussi
que tout enfant de Dieu jouit, au moins dans une
certaine mesure, de la capacité de discerner les
esprits (voir Matthieu 7 : 15-23 ; 1Jean 4 : 1-6
; 2Thessaloniciens 2 : 9-10). C'est là où les
charismes se manifestent que le don de
discernement est le plus nécessaire, car nous
savons que les mauvais esprits ont aussi la
capacité de faire des miracles (Exode 7 : 12,22
; 8 : 3). Les erreurs et les excès qui ont pu
être reprochés aux mouvements de Pentecôte
proviennent presque tous d'un manque de dons de
discernement .
Le don de la foi
Définition :
Le don de la foi
ne doit pas être confondu avec cette confiance
naturelle que chacun possède et qui rend les
relations humaines possibles. Il n'a rien à voir
avec une foi basée sur le raisonnement ou avec
la foi d'un simple chrétien de nom (Jacques 2 :
26).
Il ne s'agit pas
de la foi nécessaire au salut (Ephésiens 2 : 8)
ni même de la foi qui s'empare des promesses de
l'Ecriture. Ce n'est pas non plus le fruit de
fidélité (ou de foi) dont parle Galates 5 : 22.
La foi générale se base sur la Parole de Dieu.
Mais le don de
foi entre en action lorsqu'un problème ne peut
être résolu sans que Dieu intervienne de façon
miraculeuse .
(1*
1) On pourrait
dire que la foi générale saisit les promesses de
Dieu contenues dans l'Ecriture, tandis que le
don de la foi saisit des promesses de Dieu
révélées directement par l'Esprit dans une
circonstance particulière (N d T).
Utilité de ce don
:
Les
caractéristiques de ce don se révèlent par
exemple dans la vie d'Abraham et d'Elie.
Abraham eut la
foi que, malgré leur age avancé, Sara lui
donnerait un fils (Romains 4 : 19).
Elie saisit par
la foi qu'en réponse à sa prière, la pluie ne
tomberait pas pendant trois ans et demi (Jacques
5 : 17). Il saisit par la foi que la pauvre
veuve de Sarepta ne manquerait ni de farine ni
d'huile pendant longtemps (1Rois 17 : 14). Sur
le mont Carmel, il fut convaincu que Dieu
exaucerait sa prière en envoyant le feu du ciel
(1Rois 18 : 36-38).
Le même don de
foi se manifesta dans la vie de Josué lorsqu'il
fit marcher le peuple autour de Jéricho durant 7
jours (Josué 6).
Il est souvent
difficile, voire même impossible, de dire si un
événement a été causé par le don de la foi ou
par le don des miracles. Souvent les deux dons
se manifestent simultanément (Actes 6 : 8).
George Muller
manifesta ce charisme d'une façon très
particulière. Sa biographie nous révèle qu'il
reçut dans sa vie environ 1 400 000 livres
sterling pour son travail parmi les orphelins,
sans avoir jamais parlé à personne de ses
besoins. Lorsque Muller commença de confier à
Dieu ses problèmes financiers, il avait au début
autant de peine à avoir la foi pour un seul
shilling que plus tard pour 1000 livres.
Le don de la foi
est particulièrement désirable en temps de
grande nécessité, parce qu'il permet d'accomplir
l'impossible (voir Matthieu 17 : 20) .
LE DON DES GUERISONS
Le don de
guérisons ne doit pas être confondu avec les
réalisations de la médecine, ou avec la doctrine
de la « Science Chrétienne », qui nie simplement
l'existence de la maladie et de la mort. Il ne
s'agit pas non plus du pouvoir des sorciers et
autres guérisseurs, qui travaillent avec Satan,
ni même de la prière de « la foi pour les
malades » selon Jacques 5 : 14-15.
C'est ce don qui
se manifeste lorsqu'on assiste à un grand nombre
de guérisons spectaculaires ou à une série de
guérisons d'une même maladie. Pour mieux
comprendre la distinction, précisons qu'il
s'agit des dons des guérisons au pluriel.
L'expérience prouve qu'une personne peut être
utilisée en particulier pour la guérison des
aveugles, une autre pour la guérison des sourds
et une autre encore pour la guérison des
paralysés etc...
En étudiant la
vie de Jésus, on se rend compte très vite de
l'importance de ce charisme dans son ministère
et du nombre de personnes entièrement restaurées
dans leur santé. Il semble que les apôtres
Pierre, Jean et Paul aient possédé également ce
pouvoir (Actes 3 : 7 ; 9 : 34 ; 14 : 10). Le don
des guérisons est bien sur d'une importance
incalculable pour le ministère de l'évangéliste,
car il confirme la Parole annoncée (voir Marc 16
: 23) .
LE DON DES MIRACLES
Nous ne parlons
pas ici des étonnantes réalisations de la
technique si fréquentes de nos jours. Comme les
autres, ce don vient uniquement de Dieu, il est
donc lui aussi caractérisé par le surnaturel.
Un tel don sert à
montrer que Dieu approuve son serviteur. Nous
lisons dans Actes 2 : 22 : « Jésus de Nazareth
était un homme dont Dieu vous a montré
l'autorité car il a accompli par lui des
miracles, des prodiges et des signes au milieu
de vous ». Dans Jean 10 : 38, Jésus exhorte ceux
qui ne croient pas à sa parole, à croire du
moins à cause de ses oeuvres.
L'Ancien
Testament comme le Nouveau montrent clairement
que Dieu aimait à approuver le ministère de ses
serviteurs fidèles par des signes et des
prodiges et qu'il désire faire de même
aujourd'hui.
Citons
quelques-uns de ces miracles :
Devant Pharaon,
Moïse transforma un bâton en un serpent vivant
(Exode 7 : 10),
Les Egyptiens
furent frappés de dix plaies (Exode 7 : 3-4),
Le rocher donna
de l'eau (Exode 17 : 6),
Les Israélites
traversèrent miraculeusement la Mer Rouge (Exode
14),
Elie ressuscita
le fils de la veuve de Sarepta (1Rois 17 :
17-24),
Les eaux du
Jourdain se partagèrent miraculeusement (2Rois 2
: 8),
Jésus changea
l'eau en vin (Jean 2 : 1-11),
Jésus multiplia
les pains (Matthieu 14 : 13-21).
Jésus apaisa la
tempête (Matthieu 8 : 26),
Jésus maudit le
figuier (Matthieu 21 : 19),
Jésus ressuscita
Lazare (Jean 11),
Pierre ressuscita
Tabitha (Actes 9 : 40),
les linges et les
mouchoirs ayant touché Paul guérissaient les
malades (Actes 19 : 12),
Eutychus revint à
la vie (Actes 20 : 12),
Le magicien
Elymas perdit la vue (Actes 13 : 11).
(Lire également
Actes 6 : 23 ; 8 : 6 et Hébreux 2 : 4).
La Bible nous
montre aussi à plusieurs reprises que certains
miracles peuvent avoir une origine satanique
(lire Exode 7 : 11, 22 ; 3 : 3 ; Matthieu 24 :
24 ; 2Thessaloniciens 2 : 8-9). Ne croyons donc
pas par conséquent que tout miracle est divin.
Demeurons vigilants et discernons si tel ou tel
miracle vient de Dieu ou des puissances
démoniaques. Particulièrement à la fin de cette
dispensation, il faut s'attendre à ce que le
Malin opère un grand nombre de prodiges qui
atteindront leur comble avec la trinité
satanique (comparer Apocalypse 13 : 13-14 ; 16 :
14 ; 19 : 20). (1*)
1)
Pour discerner les miracles diaboliques des
miracles divins, il faut « reconnaître l'arbre à
ses fruits
»
(Matthieu 7 : 15-16) c'est-à-dire examiner
la vie
de celui qui fait des miracles.
S'il vit dans de graves péchés, ne pas accepter
son don (NdT)
LE DON DE PROPHETIE
Définition :
Ce n'est pas un
don d'éloquence remarquable ni même une
inspiration soudaine jaillie de l'esprit humain.
Contrairement à ce que certains enseignent, ce
charisme n'a absolument rien à voir avec la
prédication inspirée. C'est bien plutôt le
miracle d'un message inspiré directement de
Dieu.
Certes, le Saint
Esprit utilise le registre de vocabulaire, la
connaissance et le tempérament particulier de
celui qui exerce le don, mais le message naît
d'une inspiration et d'une révélation d'en haut.
La vraie
prophétie sera toujours pleinement en harmonie
avec la Parole de Dieu. Celui qui exerce le don
de prophétie doit le faire selon la mesure de sa
foi (Romains 12 : 6). Il parle sous la puissance
d'une révélation intérieure ou d'une inspiration
soudaine.
Très souvent, une
prophétie importante provient d'un fardeau
intérieur porté dans la prière pendant une
période prolongée. La prophétie a eu le temps de
mûrir. Parvenue à maturité, c'est un fruit
succulent que l'église peut déguster et
apprécier.
Lorsque la
prophétie aura été longuement mûrie dans la
prière, le message apporté sera de la plus haute
qualité et aura par conséquent une grande valeur
pour le peuple de Dieu.
Comme l'indique
clairement 1Corinthiens 14 : 3, ce don est avant
tout donné pour édifier, exhorter et consoler le
peuple de Dieu. Mais il peut aussi révéler les
pensées ou l'état du coeur des assistants, et
par là en amener certains à la repentance et
être un encouragement pour d'autres
(1Corinthiens 14 : 24-25).
Ce charisme est
pour le Chef de l'Eglise un moyen unique de
communiquer directement au Corps ses pensées et
ses plans pour le moment présent.
Les trois degrés de la prophétie :
Il faut
distinguer entre l'esprit de prophétie, le don
de prophétie et le ministère de prophète.
C'est
l'esprit de prophétie
qui tomba
sur les 70 anciens appelés à partager avec Moïse
le fardeau de la direction du peuple (Nombres 11
: 25).
Saül fut aussi
sous l'inspiration de l'esprit de prophétie
lorsqu'il rencontra les prophètes (1Samuel 10 :
5-13).
De la même
manière, l'esprit de prophétie peut tomber sur
une assemblée, amenant l'une ou l'autre personne
à prophétiser - ce qui ne leur était peut-être
jamais arrivé auparavant et ne se reproduira
plus par la suite.
Mais comme il est
bon d'affirmer avec la Bible que
«
Dieu ne reprend pas ce qu'il a donné et ne
change pas d'idée à l'égard de ceux qu'il a
appelés »
(Romains
11 : 29) ! Quiconque reçoit le don de prophétie
pourra en jouir jusqu'à la fin de ses jours,
s'il continue bien sûr d'écouter l'Esprit et
d'exercer fidèlement ce charisme.
Nous avons dit
précédemment que, contrairement aux fruits de
l'Esprit, les charismes sont de nature parfaite.
Cependant, cela ne veut pas dire que les dons ne
se développent pas avec l'expérience et
l'approfondissement de la vie spirituelle. C'est
à cause de cette loi de la croissance qu'Elie
ouvrit des écoles pour la formation et le
perfectionnement des prophètes.
C'est dans la
mesure où l'on grandit dans la sanctification,
la consécration à Dieu, la connaissance des
Ecritures et la prière, que le don de prophétie
s'enrichit, que le message apporté devient plus
puissant et que la révélation et les vérités
exprimées sont plus profondes .
Le ministère
de prophète
constitue
le troisième degré de la prophétie. Les
prophètes ont non seulement reçu ce don
particulier, mais ils sont eux-mêmes un don pour
l'Eglise qui est le Corps de Christ (voir
Ephésiens 4 : 8-11). Tandis que le don de
prophétie est généralement destiné à l'assemblée
locale, le ministère de prophète a un bien plus
grand rayonnement : il peut s'exercer dans le
corps de Christ « supralocal », il s'adresse à
un ensemble d'églises. Avec l'apôtre, le
prophète remplit une fonction essentielle dans
les réunions de conseil régional ou national.
Par conséquent,
le prophète n'exercera pas seulement son
ministère dans le domaine de l'édification,
l'exhortation et la consolation, comme l'indique
clairement 1Corinthiens 14 : 3. Il pourra
révéler la pensée de Dieu concernant les
questions complexes de la direction de l'Eglise,
ce qui est essentiel à la saine croissance et au
développement d'un mouvement. La prédication
d'évènements futurs est aussi l'une des
caractéristiques d'un ministère prophétique
confirmé .
Degré de perfection et contrôle de la prophétie
:
Comme nous
l'avons déjà dit, nous devons considérer que le
degré d'inspiration, la richesse des pensées, la
maturité et la qualité d'un même don diffèrent
grandement selon les individus. Nous
reconnaissons qu'une inspiration parfaite ne se
trouve que dans l'Ecriture, comme nous le dit
2Pierre 1 : 20 ; c'est pourquoi notre confession
de foi parle à juste titre de « La divine
inspiration et l'autorité des Saintes Ecritures
».
On trouvera une
inspiration déjà moins parfaite, et jamais
infaillible, chez
les
prophètes de notre temps,
selon les
exemples donnés par Actes 11 : 28; 13 : 2; 21
:11.
Quant au
don de
prophétie,
nous sommes appelés à « juger » et à « éprouver
les esprits » (1Corinthiens 14 : 29-32 ;
1Thessalonieciens 5 : 20-21) - ceci indiquant
clairement que l'erreur peut s'y glisser.
D'autre part 1Corinthiens 13 : 9 révèle cette
vérité que prophétie est toujours imparfaite,
elle doit donc être reçue avec pondération.
Dans l'Ancien
Testament, on
consultait les prophètes
pour
qu'ils cherchent la face de Dieu et transmettent
ensuite la solution divine des problèmes qui
leur avaient été confiés (voir 1Samuel 9 : 9 ;
2Rois 20 : 8-10). Mais depuis que le Saint
Esprit a été répandu sur toute chair tout enfant
de Dieu a le privilège de pouvoir recevoir
lui-même la direction divine. Chacun peut
chercher et trouver la pensée de Dieu, quel que
soit le problème posé.
Cela n'empêche
pas le Seigneur de nous parler parfois par le
canal prophétique, s'Il juge bon de le faire.
Mais la prophétie
ne doit jamais être considérée comme étant
suffisante en elle-même pour apporter une
directive personnelle décisive ; ce serait
contraire à la volonté de Dieu.
Comme moyen de
confirmation,
la parole
prophétique peut être une aide remarquable quand
certaines décisions sont à prendre.
La prophétie doit
toujours être une confirmation de ce que le
Seigneur a déjà révélé à la personne concernée,
lui apportant ainsi une plus grande paix et une
plus grande assurance intérieures. Quiconque
refuse de respecter cette loi spirituelle aura à
le regretter tôt ou tard.
La nécessité de
contrôler le don de prophétie est prouvée par le
fait qu'il peut provenir de trois sources
d'inspiration différentes :
le Saint Esprit
(2Samuel 23 : 2 ; Jérémie 1 : 9 ; Actes 19 : 6 ;
21 : 11)
les mauvais
esprits (1Rois 13 : 17-19 ; 1Rois 22 : 22 ;
Matthieu 8 : 29 ; Actes 16 : 17)
l'esprit de
l'homme (Jérémie 23 : 16 ; Néhémie 6 : 12-14 ;
Ezéchiel 13 : 2-3).
Nous ferons donc
bien d'accepter l'exhortation que Paul adresse
aux chrétiens de Thessalonique :
« Ne
méprisez pas les prophéties. Mais examinez
toutes choses ; retenez ce qui est bon »
(1Thessaloniciens 5 : 20-21).
Malgré les
dangers possibles attachés à l'exercice de ce
don, ne sous-estimons pas son influence
bénéfique (voir 1Corinthiens 14 : 1,5,39).
Recherchons donc ardemment ce charisme pour
nous-mêmes, afin que nos frères soient édifiés
selon le bon plaisir de Dieu, encouragés,
enseignés et affermis dans la foi.
Il est sage de
donner à présent quelques conseils pratiques :
à celui qui a le
don de prophétie,
à celui qui
écoute la parole prophétique .
Conseils pratiques au porteur du don de
prophétie :
1- Exercez
exclusivement votre don à l'intérieur de
l'église et au moins en présence d'un ancien qui
puisse prendre la responsabilité de la prophétie
apportée (1Thessaloniciens 5 : 20-21).
2- Ne prophétisez
que si tout est en ordre entre Dieu et vous et
entre vous-même et votre prochain. Sinon le
Saint Esprit en sera attristé, et cela empêchera
aussi les autres d'avoir confiance en vous
(Ephésiens 4 : 30 ; Romains 12 : 18).
3- Souvenez-vous
que la prédiction d'un évènement futur est
réservée uniquement au prophète (1Corinthiens 14
: 3).
4- Gardez
entièrement le contrôle de votre corps. Sinon
vous attirerez l'attention sur vous-même et non
sur la prophétie.
5- Rappelez-vous
que tout fruit a besoin d'un certain temps pour
mûrir. Il en est de même pour le message
prophétique. Ce temps de maturation doit se
faire dans la prière.
6- Attendez le
moment le plus favorable pour apporter votre
prophétie, afin qu'elle ait le maximum d'effet.
Rappelez-vous que « l'esprit des prophètes est
soumis aux prophètes », c'est-à-dire que « celui
qui prophétise doit maîtriser l'esprit de
prophétie qui est en lui » (1Corinthiens 14 :
32).
7- Consacrez
beaucoup de temps à l'étude de la Bible, car le
Saint Esprit puisera toujours dans la
connaissance que vous en aurez acquise
(2Timothée 2 : 15).
8- Ne mélangez
pas le parler en langue, la parole prophétique
et la prière. L'idéal est de commencer à
prophétiser en disant avec autorité : « Ainsi
dit le Seigneur ! »
9- C'est dans la
mesure où vous mènerez une vie réellement
sanctifiée que votre message sera pleinement
reçu et accepté par l'assemblée (Matthieu 5 :
16).
10- Rappelez-vous
que votre prophétie doit correspondre en tout
point avec la révélation de l'Ecriture. Votre
message sera toujours dépendant de la mesure de
votre foi (Romains 12 : 6).
11- Reconnaissez
votre besoin d'être dirigé et enseigné par le
pasteur ou l'ancien dans l'exercice de votre
don. C'est ainsi qu'il pourra devenir de plus en
plus utile aux autres (1Timothée 4 : 14-15).
12- Il est
absolument nécessaire de discerner clairement
entre vos propres pensées et l'inspiration de
l'Esprit. L'apôtre Paul était lui-même assez
humble pour le faire (1Corinthiens 7 : 12).
13- Ce charisme
ne vous est pas donné pour votre propre gloire
ou votre propre satisfaction, mais pour le bien
de tous.
14- Rappelez-vous
qu'un jour vous devrez rendre compte de la
fidélité avec laquelle vous aurez exercé votre
don, c'est pourquoi ne le négligez pas
(1Timothée 4 : 14 , 2Timothée 1 : 6).
15- Dans une
réunion, il se peut qu'il y ait trop ou pas
assez de messages prophétiques. C'est pourquoi
demandez-vous toujours si c'est vraiment le
moment choisi par Dieu pour délivrer le fardeau
de votre coeur (1Corinthiens 14 : 29-33).
Conseils pratiques à l'auditeur d'une
prophétie
1- contrôlez
toute prophétie à la lumière de l'Ecriture. Mais
ne prenez votre esprit critique pour du
discernement (1Corinthiens 14 : 29).
2- Rappelez-vous
que toute prophétie est imparfaite (1Corinthiens
13 : 9) : elle ne peut donc pas remplacer la
Parole de Dieu, qui seule est valablement
inspirée.
3- Ne vous
appuyez jamais uniquement sur une prophétie pour
prendre une décision. Mais réjouissez-vous si le
Seigneur confirme votre conviction personnelle
par un message prophétique.
4- Si vous vous
trouvez devant une décision importante sans
savoir quelle voie choisir, recherchez la pensée
du Seigneur dans la prière, et non une direction
auprès de ceux qui ont un don de prophétie.
5- Si vous vous
posez des questions au sujet d'une prophétie
donnée, n'exprimez pas vos doutes devant les
autres chrétiens, mais allez plutôt en parler à
votre pasteur ou à un ancien. Dans ce domaine,
eux seuls sont à même de discerner de façon
juste.
6- Ne mettez
jamais vous-même en doute l'authenticité d'un
don. C'est uniquement au pasteur que revient la
responsabilité de juger dans un tel cas.
7- Rappelez-vous
toujours que dans toute prophétie inspirée,
c'est Dieu qui parle et non le porteur du don.
8- Si vous ne
pouvez accepter un certain passage de la
prophétie, remettez-le spirituellement au
Seigneur, un jour, peut-être vous le comprendrez
(Jérémie 28 : 9).
9- Gardez la
parole prophétique dans votre coeur et
méditez-la comme le faisait jadis Marie (Luc 2 :
19).
10- Priez
fidèlement pour ceux qui ont le don de
prophétie, afin que Dieu puisse parler au
travers d'eux comme il le désiré.
11- Ayez de la
patience envers ceux qui sont débutants dans ce
domaine.
12- Demandez au
Seigneur qu'il vous accorde aussi ce don pour
l'édification, l'exhortation et la consolation
de tous (1Corinthiens 14 : 3).
13- Croyez qu'il
est capable de protéger de tout mal à la fois le
don et celui qui l'exerce.
14- Si vous êtes
ancien, il est essentiel que vous repreniez
certaines parties de la prophétie pour les
expliquer davantage et les commenter selon le
besoin.
15- Ne surestimez
jamais la prophétie aux dépens de la sainte
Parole de Dieu.
Le don des langues
Définition :
Ce don est bien
plus qu'une langue sanctifiée qui s'abstient de
dire du mal, comme veulent le faire croire
certains. Le parler en langues est bien plus que
la simple expression d'un sentiment
irrésistible, comme le prétendent d'autres.
Comme nous
l'indique 1Corinthiens 14 : 2 cette
manifestation sainte et agréable à Dieu, sert à
exprimer des mystères divins qui dépassent toute
compréhension humaine. Le don des langues est le
miracle d'une communion directe avec Dieu par le
Saint Esprit. La forme plurielle montre qu'il
s'agit de langues diverses. Certaines peuvent
être humaines (Actes 2 : 11), d'autres célestes
(les langues des anges 1Corinthiens 13 : 1).
Contrairement aux
autres dons, celui-ci nous est donné pour notre
édification personnelle. Il rafraîchit le corps
fatigué et lassé, réconforte l'âme affligée et
apaise l'esprit agité. Paul disait lui-même
qu'il consacrait beaucoup de temps à l'exercice
de charisme divin, soit en parlant, en chantant,
ou en priant, louant et adorant Dieu en langues,
selon ce que l'Esprit lui donnait d'exprimer
(1Corinthiens 14 : 13-18).
Celui qui exerce
le don des langues, prie et loue Dieu en esprit
et non avec l'intelligence. La faculté de
raisonnement est ici entièrement mise de côté.
Par le Saint Esprit, le subconscient de l'homme
a la possibilité de s'exprimer ; ses secrets les
plus profonds se traduisent en une prière
parfaite, qui est toujours pleinement acceptée
et reçue de Dieu à qui rien n'est caché.
Paul a exprimé
cette vérité de façon merveilleuse dans Romains
8 : 26-28. Ces versets nous encouragent vivement
à parler en langues chaque jour.
Cependant, dire
que le Saint Esprit parle en langues est une
erreur. Il nous donne plutôt d'exprimer de nos
lèvres les pensées les plus profondes de notre
être, pensées qui sont en fait incompréhensibles
à notre intelligence.
Le caractère
unique de ce don est suffisamment mis en valeur
par le fait que Paul parlait lui-même en langues
plus que tout autre chrétien de l'église de
Corinthe (1Corinthiens 14 : 18). Mais pourquoi
les a-t-il mis en garde quant à la pratique du
don des langues ? Parce qu'ils surestimaient ce
charisme aux dépens de la prophétie qu'ils
avaient tendance à déprécier .
Utilité de ce don :
Les bienfaits
spirituels apportés par ce don sont peut-être le
mieux évoqués dans ces lignes :
« Le don des
langues descend dans les profondeurs
silencieuses de notre esprit et y fait jaillir
une source débordante de joie qui vient
rafraîchir notre coeur, source bénie d'éloquence
inexprimable ».
« N'avez-vous
jamais ressenti, dans la présence du Seigneur,
combien votre expression était pauvre et
inadéquate ? Ce don céleste est là pour libérer
votre esprit et vous permettre de dépasser les
limites de votre vocabulaire. ll vous donne une
langue supérieure à celle des sages et des anges
».
« N'avez-vous
jamais pleuré en réalisant combien vous étiez
incapable de formuler vos pensées d'une manière
digne de Celui qui se tenait si près de vous ?
Il n'y a en fait que le don des langues qui vous
permette d'exprimer, de la façon la plus juste
et la plus digne, vos sentiments les plus
profonds et votre désir de louer le Seigneur ».
« Seul le parler
en langues peut traduire votre reconnaissance et
votre adoration profonde, d'une manière qui
puisse pleinement satisfaire votre âme et
l'enrichir ».
« Et quel repos
pour vos nerfs tendus et votre esprit épuisé,
lorsque vous pouvez relâcher toute tension
spirituelle, abandonner tout effort et toute
contrainte, pour laisser monter votre prière par
l'esprit ! Quel repos céleste est caché dans
l'exercice de ce parler divin ! ».
D'après Actes 2 :
4 ; 10 : 40 et 19 : 6, nous savons que là où le
Saint Esprit descendait, le don des langues se
manifestait. Des théologiens renommés sont aussi
convaincus du fait que les chrétiens de Samarie
ont reçu ce don, lorsque les apôtres Pierre et
Jean leur ont imposés les mains (Actes 3 :
17-19).
Thomas Scott
commente ce passage de la façon suivante :
« Lorsque Simon vit
l'heureuse conséquence de cet acte, il en
conclut qu'il recevrait aussi cette bénédiction
divine si les apôtres lui imposaient les mains.
Ceci, pensait-il, lui assurerait un grand
prestige et une grande richesse: avec cette
puissance il transmettrait aux autres la
capacité de parler une autre langue, sans qu'ils
aient besoin de l'apprendre, et il pourrait
aussi guérir les malades. Non seulement il
s'assurerait une grande source de gain, mais
encore il serait admiré comme un dieu ».
Pour terminer,
faisons remarquer que Paul conseille aux
chrétiens de ne donner un message en langues que
si eux-mêmes ou d'autres peuvent l'interpréter
pour toute l'assemblée (1Corinthiens 14 : 5).
Cependant; une
attitude différente peut être prise lorsqu'il
s'agit de la prière et du chant d'adoration en
langues. L'expérience prouve que dans une bonne
atmosphère spirituelle, de telles prières à voix
haute peuvent faire particulièrement ressentir
la présence de Dieu. Et le chant en langues
pratiqué par toute une assemblée peut apporter
des bénédictions nouvelles. Cependant de telles
pratiques demandent, non seulement un homme
capable de bien diriger la réunion, mais encore
des participants sensibles aux impulsions de
l'Esprit .
Le don de l'interprétation
Définition :
Nous n'entendons
pas forcément par là la traduction littérale du
message en langues. L'interprétation peut au
contraire être tout à fait libre et correspondre
à l'esprit plutôt qu'à la lettre du message
donné. L'interprète pourra dire par exemple : «
Voici, je viens bientôt. Tenez-vous prêts ! » ou
bien : « Le Seigneur dit qu'il vient bientôt et
il veut que vous soyez prêts », ou encore : « Le
Seigneur vient bientôt. C'est pourquoi
tenez-vous prêts ». Il faut bien tenir compte
d'une telle liberté d'interprétation.
Cet exemple nous
amène à conclure que l'exercice de ce don n'a
rien à voir avec une traduction servile. Au
contraire, le Saint Esprit se plaît à utiliser
le vocabulaire de l'interprète. Mais c'est aussi
dans la mesure où celui-ci sait entrer dans le
courant de l 'Esprit, que l'interprétation gagne
en richesse et en profondeur. Et là encore, la
maturité spirituelle et la mesure de foi
manifestée par le porteur du don ont une très
grande importance
Utilité de ce don :
Comme la
prophétie, ce charisme est d'origine
surnaturelle ; il a donc une importance vitale
pour le perfectionnement des saints.
À côté du
véritable don d'interprétation, l'Ancien
Testament mentionne un certain ministère
d'interprète rempli par Joseph (Genèse 40 : 8)
et Daniel, qui donna le sens précis des mots
apparus sur la muraille à l'époque de
Belschatsar (Daniel 5 : 16, 25-28). Seuls des
serviteurs de Dieu remplis de l'Esprit ont pu,
et peuvent encore, donner l'interprétation
réelle de ces mystérieuses manifestations
divines.
Au sujet de
l'exercice de ce don, 1Corinthiens 14 : 27-28
recommande expressément que deux ou trois ou
plus parlent en langues et seulement si le
message peut être interprété. Cet ordre divin
doit être respecté si nous voulons rester
fidèles à l'Ecriture.
Une question
cependant reste posée. Désirons-nous retrouver
les richesses spirituelles des temps
apostoliques ?
Si tel est le
cas, recherchons, recevons et exerçons les dons
spirituels dans nos réunions, avec une vision
nouvelle et une compréhension enrichie et
approfondie. Suivons donc avec joie ces
recommandations de Paul :
«
Que faut-il en conclure, frères ? Lorsque vous
vous réunissez pour le culte, l'un de vous a un
cantique, un autre un enseignement, un autre une
révélation, un autre un message en langues et un
autre l'interprétation de ce message : que tout
se fasse pour l'édification commune »
(1Corinthiens 14 : 26).
Par Otto
Tanner.
Fin
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