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EPHESE  (Apocalypse 2 : 1- 7)

Identité

L’Eglise d’Ephèse symbolise l’Eglise primitive même si la lettre s’adresse bien entendu d’abord à l’Eglise d’Ephèse de l’époque de la fin du 1er siècle. Les sept étoiles représentent  les « anges », les envoyés (angelos) ou les chrétiens exerçant respectivement le ministère d’apôtre auprès des sept églises  (Apocalypse 1 : 20 ). Ils représentent la plénitude (7 : chiffre de la plénitude) de l’exercice des ministères. Les 7 chandeliers représentent la plénitude de l’Eglise des origines et celle qui est à l’origine de toutes les églises ultérieures.

Qualités

L’Eglise primitive (d’Ephèse aussi) avait la plénitude de ce que Dieu voulait pour elle à ce moment-là. Elle avait notamment la plénitude du Saint-Esprit, de Ses dons, de Ses fruits et celle des ministères charismatiques : apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et docteurs. Elle avait en outre les qualités en résultant, à savoir l’unité de la foi et le discernement (Apocalypse 2 : 2-3+6 ; Ephésiens 4 : 11-16 ; Actes 4 : 32-33). Cette église a notamment rejeté les « Nicolaïtes » . (En grec : nikao=conquérir et laos=peuple.) Il s’agirait en fait de faux apôtres (Apoc.2 : 2) des « conquérants du peuple de Dieu » qui menaçaient la vie de l’Eglise par une sorte de prise de pouvoir sur le peuple de Dieu par l’introduction d’un légalisme religieux dont le premier effet serait justement de tuer  l’amour et la vie par la foi et par la grâce. Il s’agit des gnostiques qui imposaient un légalisme mystique par lequel on entrait dans le spirituel et le divin par des lois liées à des  connaissances (gnosis) tout en vivant dans le libertinage et non dans la foi en l’œuvre expiatoire de Christ. NOTE : enseignements gnostiques : mépris du corps ou alors l’autre extrême, son idolâtrie – mélanges et influences grecques et orientales avec de l’occultisme, du spiritisme, de la divination, de la magie, des cultes des anges, des doctrines fausses soi-disant pour le bien-être ainsi que des ascèses trompeuses et destructrices du corps à  l’époque ; style New Age mélanges semblables d’aujourd’hui – vie licencieuse et libertine et en même temps une ascèse sans valeur et charnelle. Colossiens 2 : 16 à 3 : 5 ; Ephésiens 4 : 17 à  5 : 15.

Reproches

« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour » (v.4).

Quand nous lisons 1 Corinthiens 13, l’agapè (=amour) est une sorte d’état « amoureux », une ivresse d’amour ! L’agapè n’est pas la pratique des dons spirituels (1 Cor. 13 : 2) ni le fait de donner voire de se sacrifier (1 Cor.13 : 3. N.B. : il ne faut pas confondre cette partie première de l’amour dont il est question ici, avec celle qui consiste à donner sa vie pour ses amis dont il est question en Jean 15 : 13 par exemple).

L’agapè est d’abord un état qui unit deux êtres en quelque sorte amoureux l’un de  l’autre, sans complexes, préjugés, arrière-pensées ou calculs aucuns vis à vis de l’autre et de soi-même (patience, bonté, pas envieux, pas de vantardise, pas d’orgueil, pas de malhonnêteté pas d’intérêt propre, pas d’irritation, pas de soupçon du mal), une certaine folie pour ne pas dire une folie totale due à l’ivresse de l’amour : l’amour « excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout ». Cette dimension est à la base de notre relation avec Dieu c’est à dire de notre existence :  « Si je n’ai pas l’amour je ne suis rien (outen eimi) » autrement dit, si je n’ai pas l’amour je n’existe pas, je n’ai pas d’identité réelle ! 

Ce que l’Eglise primitive avait perdu, c’était cet état d’ivresse d’amour vis à vis de Dieu que les amoureux connaissent. Cet amour là doit être premier, à la base de toute œuvre et non pas la loi qui nous fait raisonner en termes de devoirs et d’obligations.

2 Corinthiens 5 : 12-14 nous semble révélateur dans notre propos : « Nous ne nous recommandons pas de nouveau nous-mêmes auprès de vous ; mais nous vous donnons occasion de vous glorifier à notre sujet, afin que vous puissiez répondre à ceux qui tirent gloire de ce qui est dans les apparences et non dans le cœur. En effet, si je suis hors de sens, c’est pour Dieu ; si je suis de bon sens, c’est pour vous. Car l’amour de Christ nous presse… »

Paul veut montrer la différence relationnelle et de qualité d’amour qui existe entre lui et les Corinthiens d’une part et  ces « légalistes » et les Corinthiens d’autre part. Les tenants de la « lettre qui tue » (3 : 6) n’ont que les apparences mais pas de cœur.  Et c’est là qu’il décrit sa relation avec Dieu comme une folie qu’il met en relation avec l’amour ! Il essaye de ramener les Corinthiens à cette qualité d’amour par ses explications et ses arguments c’est pourquoi il dit qu’il est de bon sens pour les Corinthiens. Mais pour Dieu il est fou, hors de sens ! 

Romains 5 : 5 nous dit : « …l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. » Nous comprenons que cet amour nous est donné par le Saint-Esprit ! Observons comment les choses se sont passées quand le Saint-Esprit fut répandu à la Pentecôte. Cet amour apparaît en Actes 2 : 13+15 par les témoins de l’événement de la Pentecôte qui considéraient les personnes remplies du Saint-Esprit comme étant ivres. Paul n’a-t-il pas écrit aux Ephésiens (5 : 18) : « Ne vous enivrez pas de vin : c’est de la débauche. Soyez, au contraire, remplis de l’Esprit. » Les Ephésiens comme probablement les Corinthiens (1 Corinthiens 11 : 21b) avaient perdu ce « premier amour », cette ivresse, cette joie et cette folie célestes, pour la remplacer par l’ivresse issue du vin !! Dans leurs expressions les deux ivresses se ressemblent

La sainte présence glorieuse de Dieu peut aussi engendrer une bonne crainte environnée de Son amour qui de toute façon fait réagir notre corps d’une manière ou d’une autre (Dieu, par le Saint-Esprit peut et veut utiliser notre corps, notre voix pour S’exprimer, nous bénir et nous faire réagir) : on est ivre, on tombe sur son visage parterre, on est « ivre-mort » (Abraham : Genèse 17 : 3 ; Moïse et Aaron : Nombres 20 : 6 ; Josué : Josué 5 : 14 ; Gédéon : Juges 6 : 22-23 ; Manoach : Juges 13 : 20 ; Saül : 1Samuel 19 : 23-24 ;  David : 1Chroniques 21 : 16 ; Job : Job 42 : 5-6 ; Esaïe : Esaïe 6 : 5-7 ; Ezéchiel : Ezéchiel 1 : 28 ; 3 : 23 ; Daniel : Daniel 8 : 17 ; 10 : 9ss. ;  Zacharie père de Jean-Baptiste : Luc 1 : 12 ; les disciples, Marie, les frères de Jésus, les 120 : Actes 2 : 13 ; Pierre : Actes 10 : 10 -13 ; les disciples sur la montagne : Matthieu 17 : 6 ; Paul : Actes 9 : 4 ; 1 Corinthiens 12 : 2-4 dans la mesure où son corps est resté sur terre ;  Jean : Apocalypse 1 : 17), on chante (Psaume 126 : 2b ; 138 : 1 ; Matthieu 26 : 30 ; Jacques 5 : 13), on crie ( Psaume 126 : 2a ; Apocalypse 7 : 10 ; Luc 18 : 7 ; Osée 11 : 10 ; Esaïe 21 : 8-9 ; Esaïe 31 : 4 ; Osée 11 : 10), on rit (Psaume 2 : 4 ; 37 : 13 ; 126 : 2), on se réjouit (Cf. tous les passages sur la JOIE ;  2 Corinthiens 13 : 11a ; Philippiens 3 : 1 ; 4 : 4), on s’embrasse (2 Corinthiens 13 : 12a), on saute, on danse (1Chroniques 13 : 8 ; 2 Samuel 6 : 14+20-23), on tremble (Jérémie 23 : 9 ; Actes 7 : 32), on pleure (Genèse 33 : 4 ; Luc 7 : 36-5 ), on parle en même temps (Actes 4 : 24 ; 7 : 32b ; 10 : 46-47), on parle un langage incompréhensible (Cf. Marc 16 : 17b ; 1Corinthiens 14 : 2+5a   et tous les passages sur le parler en langues et d’autres comportements et attitudes prophétiques bizarres et étonnants … (Cf. Ezéchiel 3 : 24-26 ; 4 : 1-17 ; 5 : 1 ; 24 : 15-19…).

Si Paul donne des directives d’ordre et de bienséance en 1Corinthiens 11,12 et 14 pour que chacun comprenne ce qui se passe dans l’Assemblée face à la « kermesse-orgie corinthienne » de l’époque, il laisse aussi un espace pour l’ivresse céleste, l’amour-agapè qui doit se rechercher dans le culte entre autres au même titre que les dons spirituels (1 Cor.13 et 14 : 1) dont le parler en langues (1 Corinthiens 14 : 5).

Dans le cadre de cet « espace de  folie et d’ivresse», de visitation (comme à la Pentecôte), l’amour-agapè, le vin doux, le vin nouveau céleste nous donnent une soif irrésistible de la présence de Dieu. Nous avons alors très soif de cette rencontre glorieuse et réelle avec Jésus-Christ glorifié pour connaître les messages et la mission pour nous personnellement  de la part de Celui qui « tient les sept étoiles dans sa main droite, Celui qui marche au milieu des sept chandeliers d’or ».

 L’Eglise d’Ephèse – type de l’église primitive - avait perdu l’ivresse et la folie célestes de l’amour premier, l’ivresse qui anime l’épouse pour son époux et réciproquement. (Cf. Cantique des Cantiques ; 2 Corinthiens 11 : 2 ; Apocalypse 18 : 23 ; 21 : 2 ). Cet amour premier a aussi la dimension du PLAISIR. Esaïe 62 : 4 : « On ne te nommera plus : délaissée, on ne nommera plus ta terre : désolation ; mais on t’appellera MON PLAISIR en elle, et l’on t’appellera ta terre : EPOUSE ; car l’Eternel met son PLAISIR en toi, et ta terre aura un EPOUX ».

Dieu veut que la motivation de base de notre vie chrétienne, de nos œuvres, soit « le premier-amour-ivresse-folie. » Sans repentance ou retour à cette base pour une « pratique des premières œuvres d’amour », le « chandelier » disparaît, c’est ce qui s’est passé quand l’Eglise a disparu dans les ténèbres de la tradition, du légalisme, d’un « faux-sérieux » religieux et cérémoniel « liturgique » et finalement dans les ténèbres de faux enseignements.

La Promesse de l’immortalité

Avoir des oreilles pour entendre ce que l’Esprit dit aux églises et vaincre engendre la bénédiction du Seigneur. La question qui se pose immédiatement : « Cette promesse est-elle pour nous aujourd’hui où est-elle pour l’au-delà ? »

« A celui qui vaincra, je donnerai à manger de l’arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu » v.7

L’arbre de vie apparaît dans Genèse 2 : 9 et 3 : 22 : « L’Eternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal… . L’Eternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour la connaissance du bien et du mal. Empêchons-le maintenant d’avancer sa main, de prendre de l’arbre de vie, d’en manger, et de vivre éternellement.

Cet arbre donne la guérison (cf. Apocalypse 22 : 14+19) et le fait de vivre éternellement ou la métamorphose (cf. enseignement sur l’Eglise de Laodicée), autrement dit de ne pas être soumis à la maladie qui est le chemin de la corruptibilité et du vieillissement du corps qui finit par aboutir à la première mort !

Notons d’abord qu’Hénoc et Elie sous le régime de l’Ancien Testament ne connurent pas la première mort (Genèse 5 : 22 ;  Hébreux 11 : 5 ; 2 Rois 2 : 11-13 ; Malachie 4 : 5 ).

Jésus-Christ nous ouvre l’accès à l’arbre de vie : Il a payé pour nos maladies (Esaïe 53 : 5c ;  Matthieu 8 : 16 -17 ;  1Pierre 2 : 24b). Les meurtrissures injustes que Jésus a subies sur Son corps l’ont été pour notre guérison physique.

Romains 2 : 7 dit : « Dieu…réservant la vie éternelle à ceux qui, par la persévérance à bien faire cherchent l’honneur, la gloire et l’immortalité (1Corinthiens 15 : 53 nous montre clairement qu’aphtarsia et atanasia sont EQUIVALENTS : « Il faut en effet que le corruptible revête l’incorruptibilité (= aphtarsia : incorruptibilité, immortalité, intégrité physique)  et que le mortel revête l’immortalité (= atanasia : immortalité ) ». Ce passage fait clairement la distinction entre la vie éternelle et l’immortalité. Cette dernière se recherche par la persévérance à bien faire (Romains 2 : 1+14-16).

2 Timothée 1 : 9c -10  dit : « Dieu…nous a sauvés et nous a adressé une sainte vocation, non à cause de nos œuvres, mais selon son propre dessein, et selon la grâce qui nous a été donnée en Jésus-Christ avant les temps éternels, et qui a été manifestée maintenant par l’apparition de notre Sauveur Jésus-Christ, qui a détruit (en grec : part. aor. passé) la mort et a mis en évidence (en grec : part. aor. passé) la vie et l’immortalité par l’Evangile. »  L’immortalité (aphtarsia : précision importante dans le texte citée à côté de la « vie » - zoé – pour bien montrer que les deux réalités, bien que proches, ne sont pas à confondre l’une avec l’autre)  engendrant la destruction de la mort opérée par grâce par Jésus-Christ, fait partie de la Bonne Nouvelle (= Evangile) pour « maintenant » c’est à dire « avant les temps éternels » !

Hébreux 11 : 5 : « C’est par la foi qu’Enoch fut enlevé pour qu’il ne vît point la mort et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait enlevé ; car avant son enlèvement, il avait reçu le témoignage qu’il était agréable à Dieu .» Il faut avoir la foi et être agréable à Dieu pour recevoir l’immortalité : IL FAUT COMMENCER PAR Y CROIRE !

Enseigner l’immortalité expose aux foudres des traditionalistes : Jésus en a fait l’amère expérience : « En vérité, en vérité, je vous le dis, si quelqu’un garde ma parole, il ne verra jamais la mort jusque dans l’éternité. Maintenant , lui dirent les Juifs, nous connaissons que tu as un démon. Abraham est mort, les prophètes aussi, et tu dis : si quelqu’un garde ma parole, il ne goûtera jamais la mort jusque dans (pour - eis aiona) l’éternité. Es-tu plus grand que notre père Abraham, qui est mort ? Les prophètes aussi sont morts. Qui prétends-tu être ? Jésus répondit : Si je me glorifie moi-même, ma gloire n’est rien. C’est mon Père qui me glorifie, lui que vous dites être votre Dieu et que vous ne connaissez pas. Pour moi, je le connais ; et si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais et je garde sa parole…ils prirent des pierres pour les jeter contre lui ; mais Jésus se cacha, et il sortit du Temple. »  Jean 8 :51-59.

Garder la Parole de Dieu signifie ne pas goûter ou voir la mort avant d’entrer dans l’éternité, c’est à dire bénéficier de l’immortalité. Là encore nous remarquons la distinction faite par Jésus Lui-même entre l’immortalité et l’éternité ou la vie éternelle !

« Mais celui qui garde sa parole, l’amour de Dieu est véritablement parfait en lui. » 1Jean 2 :5.

Nous voyons clairement que nous sommes appelés à vivre l’amour premier de Dieu dont nous avons parlé plus haut pour entrer dans les dimensions de l’immortalité.

Si être agréable à Dieu passe par la foi (Hébreux 11 : 6) ne serait-ce pas aussi L’aimer de ce premier amour ? Lui être agréable ne serait-ce pas le « connaître » préalablement  pour justement recevoir l’immortalité ?

 « Quiconque aime est né de Dieu et connaît Dieu » 1 Jean 4 : 7. (Le verbe « connaître » dans la Bible est employé dans une signification bien précise : Genèse 4 : 1 nous dit : Adam connut Eve, sa femme ; elle conçut et enfanta… » Dieu veut une relation réelle d’amour avec Ses enfants.)

Jean 6 : 50 nous dit : « C’est ici le pain qui descend du ciel afin que celui qui en mange ne meure point. » Croire en Jésus glorifié, Le rencontrer consiste à être imprégné (à « manger et boire») de feu et de gloire  dans tout notre être. Cela fait du bien à tout notre être, y compris à notre corps !

1 Corinthiens 11 : 30  dit : « C’est pour cela qu’il y a parmi vous beaucoup d’infirmes et de malades, et qu’un grand nombre sont morts. » Paul s’indigne du fait des infirmités, de la maladie et de la mort dans l’Eglise. Il trouve que ce n’est pas une situation normale ! Cela montre que Paul et les chrétiens de l’époque avaient une vision différente de la nôtre. Aujourd’hui dans les églises, les infirmités, la maladie et la mort sont en quelque sorte intégrées dans la « vie de l’Eglise  traditionnelle» alors que nous savons que ces réalités sont des esprits mauvais ! (Matthieu 8 : 16-17 ; 9 :32-33 ; 12 :22 ; Marc 9 : 25-27 ; Luc 11 : 14 ; 13 : 11-13 ; 1 Corinthiens 15 : 26+54b-55).

Le nombre d’années accordé par Dieu à Adam et à Eve et à leur postérité jusqu’à l’époque du déluge est stupéfiant ! 969 ans pour Mathusalem ! Il fallait que les corps aient une constitution incroyablement vigoureuse !

C’est par l’Esprit de l’Eternel que c’était possible : « Alors l’Eternel dit : Mon ESPRIT ne restera (on peut aussi traduire : ne contestera pas toujours dans l’homme, c.à.d. que le spirituel ne luttera pas constamment contre le charnel dans l’homme qui ne veut pas de Dieu) pas toujours dans l’homme, car l’homme n’est que chair et ses jours seront de cent vingt ans » Genèse 6 : 3. 

Les hommes devinrent de plus en plus mauvais et cela eut des conséquences sur la longévité : l’homme ne vivra plus que 120 ans en moyenne au lieu de presque 1000 ans auparavant ! (Genèse 6 : 3).

Genèse 4 : 26 montre aussi la distanciation progressive entre l’homme et Dieu : « ….C’est alors que l’on COMMENCA A INVOQUER le nom de l’Eternel. » Autrement dit : à partir de ce moment-là, il fallait entrer dans la prière pour entrer en communication avec Dieu. Avant, l’homme pouvait encore s’approcher, parler, discuter avec Dieu presque comme avec un autre homme : La conversation entre Caïn même meurtrier et Dieu en est la preuve évidente (Genèse 4 : 9-16).

Au Psaume 90 v.10 les années se réduisent encore en moyenne : « Les jours de nos années s’élèvent à soixante dix ans et pour les plus robustes à quatre vingts ans » Malgré les progrès de la médecine, la moyenne mondiale ne va pas bien au-delà.

Abraham, le père de la foi, âgé de plus de 100 ans, (mort à 175 ans) eut encore 6 enfants après Isaac avec Ketura ! ! !  (Genèse 25 : 1-3)

Caleb qui a « pleinement suivi la voie de l’Eternel » est resté vigoureux à 85 ans comme il l’était à 45 ans ! Josué 14 : 9 –11.

« Moïse était âgé de cent vingt ans lorsqu’il mourut ; sa vue n’était point affaiblie et sa vigueur n’était point passée » Deutéronome 34 : 7 (Juges 14 : 6+19)

Ces passages montrent que plus on est proche, intime de Dieu, plus l’Esprit en nous, la gloire et l’immortalité agissent sur notre corps physique et occasionnent la longévité. On peut imaginer la lumière et le feu divins, le revêtement d’incorruptibilité qui devaient reposer non seulement sur le corps d’Adam et d’Eve mais encore sur leurs descendants immédiats vu leur longévité !

Paul en 1Corinthiens 15 : 51-54 ouvre clairement la possibilité de la réception de l’immortalité avant la dernière trompette et la généralise pour les chrétiens vivant au moment de la « dernière trompette » où le dernier ennemi, la Mort, sera à ce moment-là complètement détruit : « Voici, je vous dis un mystère : nous ne mourrons pas tous, mais tous nous serons changés, en un instant, en un clin d’œil, à la dernière trompette. La trompette sonnera et les morts ressusciteront incorruptibles et nous, nous serons changés. Car il faut que ce corps corruptible revête l’incorruptibilité et que ce corps mortel revête l’immortalité. Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel l’immortalité, alors s’accomplira la parole qui est écrite : La mort a été engloutie dans la victoire… »

Ce passage n’exclut par conséquent absolument pas que l’immortalité puisse être accordée avant la dernière trompette, bien au contraire, il ne fait que généraliser le phénomène qui de toute façon a déjà eu lieu avant en ce qui concerne Elie et Hénoch et qui nous est promis pour avant comme nous l’avons déjà constaté en 2 Timothée 1 : 9 -10.

« Nous ne mourrons pas tous » signifie qu’avant la dernière trompette nous ne mourrons pas tous autrement dit certains ne mourront pas avant la dernière trompette. Tous par contre (= pantes de = opposition grammaticale forte et non pas conjonction de coordination déductive = par conséquent, car ; en grec gar) à la dernière trompette, seront changés. Avant la dernière trompette certains ne mourront pas, (nous ne mourrons pas tous),  PAR CONTRE, à la dernière trompette,  tous recevront l’immortalité. Il faut bien comprendre que l’immortalité s’expérimente comme Elie et Hénoch l’ont expérimentée :  A un moment donné Dieu décide d’ENLEVER au ciel le croyant avant que la mort ne le touche.

(2Rois 2 : 9 : « Elie dit à Elisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois ENLEVE d’avec toi. » ; 2 Rois 2 : 11-12.

Hébreux 11 : 5 : « C’est par la foi qu’Hénoch fut ENLEVE pour qu’il ne vît point la mort et qu’il ne parut plus parce que Dieu l’avait ENLEVE ; car, avant son ENLEVEMENT … »)

Le phénomène de l’enlèvement ne se limite pas au moment de la dernière trompette ! Il peut aussi se produire AVANT comme pour Elie ou Hénoch. Manger de l’arbre de vie selon la promesse à l’Eglise d’Ephèse consiste à être enlevé pour ne pas être touché par la première mort et à être revêtu de l’incorruptibilité pour monter au ciel dans notre corps devenu céleste, incorruptible AVANT l’enlèvement final de la dernière trompette.

En Jean 21 : 21-23, il est écrit : « En le (Jean) voyant, Pierre dit à Jésus : et celui-ci, Seigneur, qui lui arrivera-t-il ? Jésus lui dit : Si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne que t’importe ? Toi suis-moi. Là-dessus le bruit courut parmi les frères que ce disciple ne mourrait point. Cependant Jésus n’avait pas dit à Pierre qu’il ne mourrait point ; mais : si je veux qu’il demeure jusqu’à ce que je vienne, que t’importe ? »

Nous voyons clairement que la pensée de l’immortalité, c’est à dire le fait de ne pas être touché par la première mort habitait clairement les disciples. D’après certains historiens, il semblerait que Jean n’aie pas subi la première mort, ce que nous n’aurions aucune peine à croire. Nous n’en avons certes pas la preuve absolue. Ce qui apparaît avec certitude, c’est que la possibilité de l’immortalité était une possibilité bien réelle. Elle était bien entendu liée au retour très proche de Jésus.

 Comme Hénoch et Elie, ayant bénéficié de l’Ancien Testament imparfait, ont tout de même reçu l’immortalité, comme selon la promesse exprimée par Paul en 1Corinthiens 15, nous ne mourrons pas tous déjà avant la dernière trompette, comme Jésus-Christ dans le cadre du Nouveau Testament parfait, a payé par Ses meurtrissures pour nos maladies, comme Il a détruit la mort et mis en évidence l’immortalité par l’Evangile qui nous a été donné par grâce, nous pouvons conclure que la promesse au vainqueur de bénéficier de l’arbre de vie ou de la bonne santé et de l’immortalité est pour nous dès aujourd’hui. 

L’Eglise n’a pas accepté le message de cette lettre que Jésus lui a adressée. Elle n’a par conséquent plus vécu ni enseigné ces choses, elle a donc perdu très rapidement le bénéfice de cette bénédiction, l’Histoire nous l’a prouvé.

 Alors vivons simplement le premier amour-ivresse-folie, cette « proximité » avec Dieu qui est Amour (1 Jean 4 : 8) par le Saint-Esprit qui ne demande pas mieux que de nous l’accorder et croyons en la promesse qu’Il nous donne pour la bonne santé et l’immortalité pour nos corps dès maintenant en guise de bénédiction. Repentons-nous, c’est à dire changeons d’avis et changeons nos conceptions !

Tendons sincèrement vers l’accomplissement de cette promesse et ne nous décourageons pas malgré la lutte qui se joue par rapport à nos corps ou notre « tente » et dont Paul nous fait aussi part dans un « gémissement » car « nous ne voulons pas nous dépouiller (c’est à dire mourir), mais nous revêtir (c’est à dire recevoir l’immortalité) afin que ce qui est mortel soit englouti par la vie. Et Celui qui nous a formés pour cela, c’est Dieu, qui nous a donné les arrhes de l’Esprit » (v.4b-5 ; 2 Corinthiens 5 : 1-10 ).

Quelle bonne nouvelle ! Dieu nous a formés pour la vie et non pas pour la mort ! Il nous a formés pour que ce qui est mortel chez nous soit englouti par la vie ! Il nous a  créés pour que nous revêtions l’incorruptibilité, que nous recevions l’immortalité !

La preuve est qu’Il nous a d’ores et déjà donné un acompte : les arrhes de l’Esprit ! Les arrhes de l’Esprit sont la garantie de Dieu vers la possibilité de la réception de l’immortalité et bien entendu aussi de la vie éternelle dans l’éternité. N’oublions pas qu’en Genèse 6 : 3 la présence de l’Esprit de Dieu, l’intensité de Sa présence dans l’homme est directement liée à sa longévité voire à son immortalité mise en évidence ou mise à sa disposition  par Jésus-Christ Lui-même ! « La rédemption du corps » dont il est question en Romains 8 : 23 est à comprendre dans le même sens.

Hébreux 9 : 27 nous dit : « … il est  réservé aux hommes de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement ».

Si cette réalité très douloureuse est malheureusement un phénomène majoritaire (dont il est question en Romains 5 : 12-21 ; 1Corinthiens 15 parlant de la résurrection donc bien entendu du passage préalable par la mort), ce passage ne dit pas : « il faut absolument que tous les hommes meurent » mais il explique qu’on a n’a pas de seconde chance après la première mort  (Cf. fausse doctrine orientale de la  réincarnation par exemple).

 (Apokeitai  tois anthropois apax = il est réservé aux humains une seule fois ou les humains n’ont qu’une réserve, n’ont qu’une seule possibilité et pas une deuxième de mourir, car après la première mort vient le jugement au même titre que Jésus est mort une fois pour toutes pour nos péchés ! –Cf. contexte : v. 25-26+28).

  Après la première mort les jeux sont faits ! Ce texte ne dit absolument pas que l’immortalité est à exclure ! L’immortalité fait partie des nombreuses bénédictions issues du sacrifice expiatoire de Jésus-Christ dont nous avons perdu le bénéfice par incrédulité et par de faux enseignements trop réducteurs et partiels !

Ne soyons donc pas exclusivistes et réducteurs, ne dévaluons pas l’étendue des bénédictions issues de l’œuvre expiatoire de Jésus-Christ, mais sachons concevoir la possibilité et la nécessité d’entrer dans ce qui est encore meilleur, car c’est la volonté de Dieu pour Sa gloire ! Ecoutons ce que l’Esprit dit aux Eglises ! Nous savons aussi que la persécution peut nous enlever cette immortalité comme cela a pu être le cas pour des chrétiens de l’Eglise de Smyrne où il est clairement question de seconde mort.

SUITE DE L'ETUDE " Smyrne "