
La vallée des ossements
" Il me dit : Fils
de l’homme, ces os pourront-ils revivre ? Je lui répondis : Seigneur
Eternel tu le sais ".
Le prophète Ézéchiel est devant un
défi. L’Esprit l’a transporté dans un lieu désert au milieu d’un
amoncellement d’os blanchis et desséchés ! On attribue ce chapitre 37 du
livre d’Ézéchiel, à juste raison, au rétablissement futur d’Israël.
Les os dans un désert sont signes d’une
vie passé, mais témoignent tout autant de l’œuvre impitoyable de la
mort.
Le poète Lamartine sans doute dans un
accès nostalgique bien romantique s’écriait : " objets inanimés
avez-vous une âme " ?
Il est vrai que devant un entassement
squelettique désordonné, on peut se poser la même question.
La vallée des " Bouddhas " en
Afghanistan, mise à rude épreuve par les intégristes, peuvent en être
une image, tout comme la vallée de statues représentant des soldats de
terre enterrés autour de la tombe d’un empereur de je ne sais qu’elle
dynastie Chinoise.
Ce témoignage du passé est vénéré par
l’histoire comme étant un signe de la puissance des civilisations
passées.
La mort fige tous nos efforts, tous nos
mouvements. Elle pétrifie notre passé comme pour le coller dans l’irréel
sans fin !
La mort est une œuvre qui dérange, même
à titre posthume : " les bouddhas " ont été dynamité pour effacer toutes
traces de ce passé.
Si on ne respecte pas l’histoire on
respecte les ossements humains, ils sont là témoignage de notre passé,
de notre histoire.
Aujourd’hui nous nous sommes bâties des
tours, des cathédrales, des temples qui bien souvent sont centrés sur la
créature plutôt que sur le Créateur.
Il faut que je l’admette l’église même
locale ce n’est pas moi, ce n’est pas toi ni l’autre, ni encore
personne !
C’est nous !
Si, toutefois, nous laissons Dieu libre
du bâtiment et de la construction et que Jésus en soit le centre.■
 
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