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CHRIST DANS LES PSAUMES
Les allusions à la Personne et à l'oeuvre de
Christ dans les Psaumes sont si précieuses que
quelques-uns ont essayé de trouver Christ dans
TOUS les Psaumes. Et puisque les Psaumes nous
présentent, non seulement la Personne et l'oeuvre
de Christ, mais aussi les voies prophétiques de
Dieu envers Israël et les exercices d'un résidu
juif croyant aux derniers jours, quelques-uns
ont dévié de la vérité, allant jusqu'à attribuer
au saint Fils de Dieu, les manquements que des
hommes pécheurs comme David, ont eu à confesser.
Un autre piège a été d'appliquer
trop littéralement les Psaumes aux expériences
des Chrétiens, tandis qu'ils décrivent
l'expérience des croyants juifs sous la loi et
dans un jour de jugement plutôt que dans un jour
de grâce. D'autres encore ont appliqué à
l'Eglise les bénédictions que les Psaumes
prédisent pour Israël et pour Jérusalem, niant
ainsi le fait qu'Israël doit être restauré et
béni.
D'autres les ont employés pour encourager à la
guerre, des pays de profession chrétienne.
Les Psaumes sont un livre de louanges, composé
partiellement par David, et plus tard, sous le
règne de Salomon et d'autres rois, ces Psaumes
ont été employés pour le culte dans le temple à
Jérusalem. Ce qui ne veut point dire que tous
les Psaumes sont destinés à être chantés dans
des Eglises chrétiennes.
Voilà quelques pièges dont nous devons être
gardés, pour ensuite profiter pleinement du
réconfort spirituel que Dieu nous offre dans ce
précieux livre, et qui nous parle des
souffrances et des gloires de notre bien-aimé
Sauveur!
CHRIST, L' HOMME JUSTE ET PIEUX (PSAUME 1)
Les deux premiers Psaumes servent
d'introduction au livre des Psaumes tout entier,
en résumant deux grands caractères de Christ.
Dans le premier, Il est l'Homme juste et parfait
qui marche par la foi, en contraste avec les
incrédules qui périront. Au second Psaume Il est
le Fils de Dieu qui sera le Roi universel.
Nous trouvons ici la béatitude de l'homme
parfait sous la loi. C'était en effet le
caractère de Christ lorsqu'il vivait ici-bas, et
c'est ce qui le distinguait et le séparait des
hommes méchants, qui finalement l'ont cloué sur
la croix.
Par cette marche pieuse, le fidèle s'assure le
vrai bonheur pour lui-même, et, en outre il
devient le canal de bénédictions pour d'autres:
Heureux celui qui, près du fleuve
Arbre vivant, par Toi planté,
Prend racine et croît et s'abreuve
De ses eaux, dans l'éternité.
Il porte son fruit et prospère,
Sa vigueur croît de jour en jour:
Heureux celui qui sur la terre,
Boit à la source de l'amour!
Si le fidèle passe par des
épreuves, cela ne peut pas diminuer la fraîcheur
de son âme. Un tel arbre est plein de sève et il
porte des fruits, en répandant son ombre
bienfaisante autour de lui.
Dans la nouvelle Jérusalem il y aura un arbre
céleste qui porte douze fruits différents chaque
mois. Sa feuille qui ne flétrit pas, vient d'une
vie impérissable, et sert à guérir les malades.
Tout parle de prospérité, de fraîcheur dans le
témoignage, de saveur dans la nourriture que
l'arbre dispense. Un tel arbre est une
bénédiction, parce qu'il est alimenté lui-même
par les bénédictions du Saint-Esprit.
Dans les versets 4-6 nous voyons la part
malheureuse des méchants qui sont comme la balle
que chasse le vent. Ils tomberont en proie au
jugement. Prophétiquement ils sont le peuple de
l'Anti-christ qui périra selon Matth. 25:31-46
lors du jugement des vivants.
C'est Christ qui porte les traits du fidèle du
Psaume 1er, mais le Résidu juif fidèle de la
grande tribulation sera aussi caractérisé par
des traits pareils, et partagera les
bénédictions qui s'y rattachent. Ce qui est de
Dieu subsistera éternellement, ce qui est de
l'ennemi périra dans une destruction éternelle.
Christ est introduit ici comme associé avec les
croyants juifs de la grande tribulation. Il est
plein de sympathie pour leurs circonstances et
leurs afflictions. Puisque le chrétien aussi a
des afflictions de ce genre, les Psaumes sont
précieux pour lui aussi, car Christ, en
souffrant, nous est un modèle.
Ce sont ses souffrances et Sa mort qui font de
Lui l'Objet suprême de nos affections.
Pour le connaître LUI, il nous faut le Nouveau
Testament, qui montre l'union de Christ avec Son
Assemblée céleste, sujet qui ne se trouve point
dans les Psaumes.
CHRIST, LE FILS DE DIEU, LE ROI OINT (PSAUME
2)
Le glorieux royaume de Christ
sera précédé d'une lutte violente. D'épais
nuages couvriront le monde avant que le Soleil
de Justice puisse briller dans Sa splendeur.
Dans ce Psaume nous sommes conduits d'abord au
milieu des ennemis de l'Eternel pour écouter
leur langage insolent de haine et de défiance
contre Dieu.
L'apôtre Pierre a attribué le même langage à
ceux qui ont crucifié le Seigneur Jésus:
"Les rois de la terre se sont trouvés là, et les
chefs se sont réunis ensemble, contre le
Seigneur et contre son Christ. Car en effet dans
cette ville, contre ton saint serviteur Jésus
que tu as oint, se sont assemblés et Hérode et
Ponce Pilate, avec les nations et les peuples
d'Israël…" (Actes 4:25)
L'accomplissement final de cette
prophétie aura lieu prochainement, à la fin de
la grande tribulation, lorsque sous la puissance
de Satan, les armées innombrables des nations
s'uniront dans la révolte contre Dieu et contre
Son Roi. "Ceux-ci ont
une seule et même pensée, et ils donnent leur
puissance et leur pouvoir à la bête. Ceux-ci
combattront contre l'Agneau; et l'Agneau les
vaincra, car il est Seigneur des seigneurs et
Roi des rois, et ceux qui sont avec Lui, appelés
et élus et fidèles." (Apoc. 17:14)
Le mot hébreux de "Messie" a la même
signification que le mot grec de "Christ",
c'est-à-dire " L' OINT ". Nous avons donc dans
ce Psaume la Personne de Christ comme:
1.
Le Messie, le Fils de Dieu, le
Roi oint.
2.
Celui qui a été incarné dans le
temps. "Aujourd'hui je t'ai engendré."
3.
Son retour en jugement et en
gloire.
4.
Son règne universel comme Roi.
La montagne de Sion est ici le centre de Son
règne, parce qu'il est d'abord le Roi des Juifs.
C'est en Sion qu'Il recevra les nations comme
possession. Sion est la montagne de la grâce
royale, la sainte montagne de Dieu, puisque le
juste jugement et le gouvernement en puissance
sont davantage en vue ici que la grâce.
"Tu es mon Fils"…
Ces paroles sont prononcées avant qu'une
allusion ne soit encore faite à son incarnation,
de sorte que nous trouvons ici la précieuse
vérité de Sa filiation éternelle.
"Il sera grand et sera
appelé le Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu
lui donnera le trône de David Son père; et il
règnera sur la maison de Jacob à toujours et il
n'y aura pas de fin à son royaume." (Luc
1:32,33)
Comme s'appliquant à Christ, le second
Psaume est cité plusieurs fois dans le Nouveau
Testament (Actes 13:33,34; Hébr. 5:5). Au verset
12 le conseil est donné aux rois de la terre
d'"embrasser le Fils", ce qui signifie qu'ils
doivent Lui rendre hommage. Et l'Esprit ajoute:
"Bienheureux tous ceux qui se confient en lui."
Si les évangiles nous présentent Christ comme le
Messie venu en GRÂCE, qui a été rejeté par Son
peuple, le second Psaume nous le présente comme
venant en GLOIRE et en PUISSANCE, un événement
encore futur. Il s'assujettira toutes choses.
Déjà aujourd'hui c'est le privilège de la foi de
Lui être soumis par GRÂCE.
CHRIST, LE FILS DE L' HOMME (PSAUME 8)
Ce Psaume termine le sujet
commencé au premier Psaume. Les fidèles parlent
ici de l'excellence du nom de l'Eternel sur la
terre.
Ici, il ne s'agit pas seulement de la gloire du
Roi établi en Sion, mais d'une gloire plus
vaste, établie au-dessus de tous les cieux. Il
règnera, non seulement sur son peuple Israël,
mais sur TOUS les fils des hommes qui seront
bénis par Lui, le Fils de l'homme.
La gloire du Fils de l'homme se voit à l'oeil
lorsqu'on considère, dans la création, les
oeuvres de Ses mains, et pour cette raison le
trône suprême sur toute la création Lui revient
à juste titre. Ainsi, dans l'épître aux Hébreux,
Jésus est vu dans Sa majesté suprême, et nous y
trouvons des citations de notre Psaume (Hébr.
2:6 et 9). Lorsque les scribes et les Pharisiens
ont rejeté le Seigneur Jésus, les petits enfants
ont accompli ce qui est écrit au verset 2:
"Par la bouche des
petits enfants et de ceux qui tètent, tu as
fondé ta force" (Matth. 21:15-16). A
partir des versets 4 - 8 ce sont les fidèles
qui, individuellement, célèbrent la gloire du
Fils de l'homme. Toute la création est le
piédestal sur lequel Dieu placera le second
Adam.
La base de cette majesté est que:
5.
Au commencement, il a créé toutes
choses (Jean 1, Col. 1, Hébr. 1).
6.
A cause de Son oeuvre sur la
croix, Il a été exalté à la droite de Dieu.
7.
Dans l'avenir, Il s'assujettira
toutes choses, par l'intervention de Sa
puissance.
Comme Eve était l'associée d'Adam pour régner
sur la première création, ainsi aussi
l'Assemblée, l'ensemble des chrétiens, seront
associés comme saints célestes, avec Christ
durant son règne sur la nouvelle création qui
durera éternellement.
Ce Psaume décrit aussi son abaissement; comme
Homme il est devenu un peu moindre que les
anges, à cause de la passion de la mort. Si donc
le début du Psaume accentue Son excellence comme
Créateur, ce verset nous montre une excellence
supérieure. Si c'est grâce à Lui que l'univers
existe, Sa mort et Sa résurrection ont introduit
une nouvelle création, et nous lisons en 1 Cor.
15 et d'autres passages que Christ a la
prééminence dans la nouvelle création comme Chef
de l'Assemblée.
Nous lisons en Hébr. 2 que nous ne voyons pas
encore que toutes choses ont été mises sous ses
pieds, mais que, par les yeux de la foi NOUS
VOYONS JESUS, couronné de gloire et d'honneur,
et nous savons qu'une telle gloire sera le
partage de tous les élus.
CHRIST, L' HOMME
OBEISSANT ET DEPENDANT (PSAUME 16)
La vie de foi et de dépendance parfaite de
Christ ici-bas, décrite dans ce Psaume, est
résumée dans ces quelques mots: "Je me confie en
Toi." Sa foi était comme l'or éprouvé par le
feu, et qui en sort sans aucune trace de
mélange. Le second verset est également très
touchant: "Tu as dit à l'Eternel: Tu es le
Seigneur, ma bonté ne s'élève pas jusqu'à toi."
Ainsi qu'un serviteur ne peut pas dire que sa
bonté s'élève à celle de son maître qu'il
reconnaît comme son Seigneur, ainsi Christ,
comme serviteur, prend une place
d'assujettissement envers Dieu. Il a employé des
expressions semblables lorsqu'il disait au jeune
homme riche: "Pourquoi
m'appelles-tu bon? Nul n'est bon, sinon un seul,
Dieu." (Marc 10:8)
Sa gloire divine était voilée et seule la
forme d'esclave était visible. Comme homme Il
dépendait de la bonté de Dieu pour être soutenu
dans toutes ses voies.
Cette humiliation volontaire de Seigneur Jésus
faisait les délices de Son Père, comme ceux qui
s'humilièrent dans la repentance, au baptême de
Jean, faisaient les délices du Fils.
C'est alors que les cieux furent ouverts, et le
Saint Esprit descendit sur Jésus, et, de ces
cieux ouverts, l'on put entendre la voix du Père
qui exprimait Son bon plaisir en un tel Homme
parfait sur la terre. ( Matth. 3:16,17)
Ensuite, s'identifiant avec ces Juifs
repentants, Jésus montra que l'Eternel
reconnaissait comme sien ce résidu souffrant:
"Tu as dit aux saints
qui sont sur la terre, et aux excellents: En eux
sont toutes mes délices." (v. 3).
Rappelons-nous que ce ne sont pas les chrétiens
qui sont ces excellents de la terre, car ils
sont un peuple céleste. Le jour de la Pentecôte
(Actes 2:25-28), Pierre a cité ces versets bien
connus comme s'appliquant à la résurrection de
Christ: "Je me suis
toujours proposé l'Eternel devant moi; parce
qu'il est à ma droite, je ne serai pas ébranlé.
C'est pourquoi mon coeur se réjouit, et mon âme
s'égaie; même ma chair reposera en assurance.
Car tu n'abandonneras pas mon âme au shéol, tu
ne permettras pas que ton saint voie la
corruption. Tu me feras connaître le chemin de
la vie, ta face est un rassasiement de joie; il
y a des plaisirs à ta droite pour toujours."
(Ps. 16:8-11)
Ce chemin de la vie, c'est la résurrection, le
commencement de la nouvelle création
caractérisée par l'incorruptibilité. Ensuite:
"Ta face est un rassasiement de joie" fait
allusion à son exaltation; le Seigneur peut
ensuite dire: "Il y a des plaisirs à ta droite
pour toujours." C'est la joie actuelle du
Seigneur, jusqu'à Sa venue pour nous chercher.
CHRIST COMME PERSONNIFICATION DE LA VERITE
(PSAUME 17)
Nous ne voulons considérer qu'un
seul verset de ce Psaume:
"Tu as sondé mon coeur,
tu m'as visité la nuit, tu m'as éprouvé au
creuset; tu n'as rien trouvé; ma pensée ne va
pas au-delà de ma parole." (v. 3) Une
telle chose ne pouvait être dite que de Christ,
spécialement dans l'exercice de son ministère.
Lorsqu'il ouvrait sa bouche,
"tous lui rendaient
témoignage et s'étonnaient des paroles de grâce
qui sortaient de sa bouche." (Luc 4:22)
C'était parce qu'il était la Parole devenue
chair et que dans Sa vie, autant que dans Ses
paroles, il manifestait la perfection divine.
Dans ses paroles Il n'allait jamais au-delà de
ce qui était la vérité parfaite, la réalité du
point de vue de Dieu, et cette vérité était
trouvée en Lui, (Ps. 51:6) dans le fond
de son coeur, au plus secret de lui-même. Ainsi
Il pouvait répondre à ses interlocuteurs,
lorsqu'ils demandèrent:
"Toi, qui es-tu? Et Jésus leur dit: Absolument
ce qu'aussi je vous dis." (Jean 8:25). Sa
Personne, Sa vie, tout rendait témoignage à la
vérité qui glorifiait Dieu, et ainsi ses paroles
étaient parfaitement soutenues par la réalité de
Sa vie. L'apôtre Paul désirait se conduire
ainsi: "Ne falsifiant
point la Parole de Dieu, mais, par la
manifestation de la vérité, nous recommandant
nous-mêmes à toute conscience d'homme devant
Dieu." (2 Cor. 4:2)
C'est ainsi que Christ, sur la terre,
faisait les délices de Dieu, et c'est ainsi
qu'il fait les délices de tous ceux qui, comme
l'apôtre, aiment la vérité.
CHRIST, LA VICTIME EXPIATOIRE, ABANDONNÉ DE
DIEU (PSAUME 22)
Il y a deux parties dans les
souffrances de Christ. D'abord, Il a souffert
comme le Juste parmi les injustes, à cause de Sa
fidélité à Dieu, puisqu' Il faisait Sa volonté
au milieu d'un monde dont l'esprit général est
la désobéissance et la rébellion contre Dieu. Le
fait que chaque juste a dû souffrir ainsi et que
le Juste a été crucifié, c'est là la
condamnation de ce monde.
La deuxième forme de souffrance est celle pour
le péché. Comme tel Jésus a souffert, non
seulement de la part des hommes, mais aussi de
la part de Dieu. Dans les paroles initiales de
ce Psaume 22: "Mon
Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?"
nous lisons qu'un Dieu juste et saint avait
détourné Ses yeux de la victime expiatoire
lorsque nos péchés étaient sur Lui:
"Celui qui n'a pas connu le péché, il l'a fait
péché pour nous, afin que nous devinssions
justice de Dieu en Lui." (2 Cor. 5:21).
La perfection absolue du Seigneur dans ces
heures sombres est manifestée par ces paroles de
notre Psaume: "Et toi, tu es saint, toi qui
habites au milieu des louanges d'Israël." (v. 3)
Au moment même où le monde le traitait d'une
manière si injuste, et que Dieu s'éloignait de
Lui, le Seigneur attribue une justice et une
sainteté parfaite à Dieu. C'était à cause de la
sainteté de Dieu que Christ fut abandonné,
lorsqu'il était chargé de nos péchés.
"Qui, Lui-même, a porté nos péchés en son corps
sur le bois." (1 Pierre 2:24).
Après que le Seigneur eut porté nos péchés, les
prières et les supplications de son âme ont été
exaucées par Dieu, et Christ est ressuscité
d'entre les morts par la gloire du Père.
"Tu m'as répondu d'entre les cornes des buffles.
J'annoncerai ton nom à mes frères, je te louerai
au milieu de la congrégation." (v. 21-23)
La gloire de Dieu se devait de donner son Fils
dans la mort plutôt que de laisser subsister le
péché dans l'univers, mais la gloire du Père ne
pouvait pas laisser son Fils bien-aimé dans le
tombeau!
Combien sont précieuses pour nos coeurs ces
descriptions des souffrances du Seigneur Jésus:
"Mais moi, je suis un
ver, et non point un homme, l'opprobre des
hommes et le méprisé du peuple. Tous ceux qui me
voient se moquent de moi; ils ouvrent la bouche,
ils hochent la tête." (v. 6,7). Ensuite
nous avons les paroles que les scribes et les
pharisiens ont prononcées lorsque Jésus était
sur la croix: "Il se
confie à l'Eternel, qu'il le fasse échapper,
qu'il le délivre, car il prend son plaisir en
lui." (v. 8). "Ne te tiens pas loin de moi, car
la détresse est proche, car il n'y a personne
qui secoure." Ainsi, dans ces versets
9-11 et 20, nous avons les entretiens du
Seigneur avec Son Dieu et Père, prières qui ont
été exaucées par la résurrection.
Les taureaux de Basan (v. 12), bêtes pures qui
représentent le peuple juif, et les lions et les
chiens, bêtes impures (v. 13) qui symbolisent
les nations, s'unissent ensemble dans leur
oeuvre sinistre de haine contre Dieu et contre
Son Fils.
Ce Psaume merveilleux termine avec une
description splendide de la gloire à venir dont
Christ, à cause de Son oeuvre expiatoire, sera
le Chef et le Centre.
CHRIST, LE GRAND BERGER DES BREBIS (PSAUME
23)
Christ est à juste titre le Bon
Berger, parce qu'il a été le premier à marcher
sur le chemin que toutes les brebis doivent
suivre. Il a achevé Sa course, en se confiant
dans l'Eternel comme Son Berger. Nous venons de
considérer, dans le Psaume 22, le Seigneur Jésus
comme le Bon Berger qui, sur la croix, a donné
Sa vie pour Ses brebis. Dans ce Psaume 23, nous
trouvons la tendre sollicitude du Berger pour
Ses brebis. Avant elles, Il a passé par toutes
les expériences par lesquelles elles doivent
passer.
Déjà au premier verset, le psalmiste exprime sa
confiance dans la fidèle bonté de l'Eternel:
"L' Eternel est mon
berger; je ne manquerai de rien." Le
fidèle ne manque de rien. Les gens du monde
peuvent être plus riches matériellement, mais il
leur manque les choses les plus nécessaires: la
paix, la joie, une conscience tranquille,
l'espérance et l'amour. Mais ceux qui marchent
par la foi ne connaissent pas de tels vides:
"Celui qui aura bu de l'eau que je lui donnerai,
n'aura plus soif à jamais." (Jean 4). Il me fait
reposer dans de verts pâturages, Il me mène à
des eaux paisibles." (v. 2) Les eaux de
l'Eternel sont aussi limpides que profondes et
la soif de l'âme n'existe plus pour celui qui en
a bu.
Au contraire: "Il
restaure mon âme; il me conduit dans des
sentiers de justice à cause de son nom." (v. 3).
En vue de Sa gloire, le Seigneur veille sur Ses
brebis, pour que leur pied ne dévie pas du
sentier de la vie.
C'est Son Nom qui est en cause dans la marche
pratique de chaque croyant, et si quelqu'un ne
marche pas selon la justice, il jette un
déshonneur sur le Nom du Seigneur. Le Berger est
actif pour ramener ceux qui s'égarent.
Christ Lui-même a marché d'une manière parfaite
sur ce sentier des brebis, un sentier
d'obéissance à Dieu, et ce n'est qu'en suivant
le Berger que nous sommes ainsi gardés du mal
qui nous entoure. Une telle marche peut conduire
à travers des tribulations, même à travers la
vallée de l'ombre de la mort, mais en regardant
au Berger, la brebis peut dire:
"Même quand je marcherais par la vallée de
l'ombre de la mort, je ne craindrai aucun mal,
car tu es avec moi; ta houlette et ton bâton ce
sont eux qui me consolent." (v. 4)
La proximité du Berger, voilà la
sécurité. Sa houlette nous parle des soins
constants de Sa grâce. Son bâton nous parle de
la puissance de Son amour: "Si Dieu est pour
nous, qui sera contre nous?"
Mais les ombres de cette vallée passent, car
Dieu nous éprouve pour notre bien, pour un
temps; et ensuite le fidèle, enseigné par ces
expériences, jouit de bénédictions toujours plus
précieuses. "Tu dresses
devant moi une table, en la présence de mes
ennemis; tu as oint ma tête d'huile, ma coupe
est comble" (v. 5) La présence des
ennemis nous rappelle que nous sommes encore
dans ce monde hostile au Berger et hostile au
brebis.
C'est un désert aride, mais c'est là que Dieu a
préparé les rafraîchissements nécessaires pour
nous fortifier dans le chemin.
Rassurés par Sa présence, nous nous asseyons
paisiblement à Sa table, pour nous nourrir des
bienfaits de Son amour, qui sont bien plus
élevés que les verts pâturages et les eaux
paisibles. Selon une coutume orientale, de
l'huile parfumée est versée sur la tête des
invités, généralement par un domestique. Mais
ici c'est le Seigneur Lui-même qui accomplit ce
service, marque de distinction d'autant plus
grande. La table exprime la communion
individuelle de l'âme avec Dieu, l'onction
montre la faveur de l'Eternel. Comme Jésus a été
oint du Saint Esprit, ainsi les croyants de nos
jours sont oints de l'Esprit. (1 Jean 2:20; 2
Cor. 1:21). Christ a été oint d'une huile de
joie au-dessus de Ses compagnons. (Ps. 45).
Comblé de tels bienfaits, le fidèle peut
s'écrier: "Ma coupe est
comble." Voilà la base de l'adoration, le
coeur déborde de reconnaissance et les lèvres
proclament la gloire de Dieu.
C'est Christ Lui-même qui conduit les louanges.
"Oui, la bonté et la
gratuité me suivront tous les jours de ma vie."
(v. 6). Les puissants de ce monde sont
accompagnés de leurs agents de sécurité, mais le
croyant a de meilleurs compagnons: la BONTÉ et
la GRATUITÉ.
Jésus sait que parfois il nous faut un secours
immédiat et puissant. Il est toujours à notre
disposition, et, si nous crions, Il nous fait
secourir au moment opportun par Sa bonté et Sa
gratuité. (Hébr. 4:16).
"Et mon habitation sera
dans la maison de l'Eternel pour de longs
jours." (v. 6).Dans ce Psaume, le fidèle
a pu considérer le passé et le présent, et
maintenant il regarde vers l'avenir. Par la foi,
il sait que tout est lumière. Le Seigneur
viendra pour nous introduire dans la maison du
Père, où une joie parfaite, la paix et la gloire
seront notre éternelle part.
CHRIST, TRIOMPHANT, ENTRE DANS LE TEMPLE (PSAUME
24)
Ce Psaume 24 termine la série,
qui, commençant par le Psaume 16, parle de
l'association de Christ avec les croyants sur la
terre durant la grande tribulation et au début
du millénium. Dans cette série nous avons trouvé
Christ dans le chemin de la vie, le chemin de la
foi avec les saints, dans le chemin de la
justice au milieu d'un monde méchant.
Dans Ses souffrances, Christ était le centre des
voies de Dieu avec Israël, souffrant comme
témoin de la vérité et comme abandonné de Dieu
(Psaume 22). Ensuite, au Psaume 23, nous avons
vu Christ, le Bon Berger, fouler d'abord le même
sentier que les brebis doivent suivre sous les
soins constants de l'Eternel.
Ici, dans le Psaume 24, nous trouvons Christ,
lorsqu'il entrera dans le temple, triomphant
comme l'Eternel des Armées, au moment où les
nations reconnaissent Israël et le Dieu de
Jacob. Finalement, la terre Lui appartient, et
l'Eternel occupe sur cette terre une montagne de
sainteté. Qui montera sur cette montagne? Ce
sont ceux qui ont un coeur pur et les mains
saintes. Ce n'est pas pour ceux dont le coeur
suit les idoles, ou qui vivent dans le mensonge
et le faux témoignage. Aux saints fidèles sur la
terre est réservée la bénédiction suprême de
voir l'Eternel Lui-même entrer par les portes
ouvertes de Sa demeure. Le "Roi de gloire",
c'est Christ Lui-même, qui a été le précurseur
des brebis, et qui entre dans ce lieu si
glorieux, lorsque la plénitude de la bénédiction
sera répandue sur la terre.
LA VENUE DU FILS EN COMMUNION AVEC LE PERE
(PSAUME 40)
Dans les paroles:
"Je prends plaisir à
faire ta volonté, mon Dieu! Et ta loi est au
fond de mon coeur" (v. 9), nous lisons
les pensées du Fils qui sont en parfaite
communion avec les conseils éternels de Dieu.
"Voici je viens… pour
faire ta volonté"; c'est la venue de
Christ en chair, en parfait accord avec la
volonté du Père à son sujet.
Ensuite nous lisons que tout le système de la
loi avec ses sacrifices ne pouvait pas
satisfaire aux exigences de sainteté, de justice
et d'amour de Dieu. Dieu n'y trouvait pas son
bon plaisir, car ces sacrifices de l'Ancien
Testament mettaient un mémorial continuel du
péché devant Ses yeux. Christ est venu pour
remplacer tous ces sacrifices par Son sacrifice,
qui ôtait pour toujours le péché de devant les
yeux de Dieu. Jésus disait:
"Ma nourriture est de faire la volonté de celui
qui m'a envoyé et d'accomplir son oeuvre"… "Car
je ne cherche pas ma volonté, mais la volonté de
celui qui m'a envoyé." (Jean 4:34; 5:30).
Il y a une identification complète de
pensée et d'activité entre le Fils et le Père:
"Tout ce que le Père
fait, le Fils le fait également." (Jean 5:19)
"Je suis dans le Père et le Père est en moi… le
Père qui demeure en moi, c'est Lui qui fait les
oeuvres." (Jean 14:10). Son coeur a donc
trouvé ses délices à être offert comme
sacrifice, pour accomplir les voies d'amour de
Dieu envers de pauvres pécheurs. Sa communion
avec le Père s'est montré en Gethsémané,
lorsqu'il a dit: "Père,
si tu voulais faire passer cette coupe loin de
moi! Toutefois que ce ne soit pas ma volonté
mais la tienne qui soit faite." (Luc 22:42).
Le rouleau du livre dont il est question
au verset 7 est le livre des conseils de Dieu.
C'est Christ Lui-même qui est le grand sujet de
ce livre. Nous lisons dans la Parole, que Dieu
voulait avoir des compagnons avec Christ dans la
gloire et il a choisi pour cela de pauvres
pécheurs, lavés par le sang de la croix:
"S'Il livre son âme en
sacrifice pour le péché, il verra une semence…
Il verra du fruit du travail de son âme et sera
satisfait" (Esaïe 53:11).
Aussi, après avoir glorifié le Père par
Son oeuvre, le glorifie-t-il par la louange:
"J'annonce la bonne nouvelle de la justice dans
la grande assemblée; vois, je ne ferme pas mes
lèvres, Eternel, tu le sais.. je parle de ta
fidélité et de ton salut." (Ps. 40:9,10).
Christ, dans ce Psaume, nous donne
Lui-même de profonds motifs pour louer Dieu,
disant au début: "Il a
mis mes pieds sur le roc, il a affermi mes pas,
et il a mis dans ma bouche un cantique nouveau,
la louange de notre Dieu." (v. 2,3).
C'est le chant de Christ ressuscité, c'est aussi
le cantique éternel de tous les élus, rachetés
par Son sang précieux!
CHRIST PAUVRE, HUMILIÉ ET TRAHI (PSAUME 41)
Dans le Psaume précédent nous
avons vu Christ venant sur la terre pour faire
la volonté de Dieu. Dans ce Psaume-ci, la
béatitude est prononcée sur ceux qui comprennent
le pourquoi de son abaissement et de sa
pauvreté. "Car vous
connaissez la grâce de notre Seigneur Jésus
Christ, comment, étant riche, il a vécu dans la
pauvreté pour vous, afin que par sa pauvreté
vous soyez enrichis" (2 Cor. 8:9).
Accepter cela par la foi, c'est le bonheur
éternel! "Bienheureux
celui qui comprend le pauvre!" (Ps. 41:1)
Ce "bienheureux" se retrouve dans les béatitudes
de Matthieu 5: "Bienheureux ceux qui sont
pauvres en esprit." Pauvre en esprit,
débonnaire, pur de coeur, ainsi était le
caractère de notre Sauveur. Dans l'évangile de
Luc Il dit:
"Bienheureux vous, pauvres…"
Ensuite nous avons une allusion directe aux
douloureuses expériences de notre Seigneur:
"Mon intime ami aussi, en qui je me confiais,
qui mangeait mon pain, a levé le talon contre
moi" (v. 9). C'est Judas qui a trahi le
Seigneur après avoir bénéficié de Sa bonté
pendant trois ans. Il est touchant de voir que
le Seigneur Jésus, jusqu'au dernier moment,
l'appelle son ami: "Ami
pourquoi es-tu venu?" (Matth. 26:50) A la
fin de ce Psaume le Seigneur exprime Sa
confiance absolue en l'Eternel qui Lui fera
justice:
"Et toi, tu m'as maintenu dans
mon intégrité et tu m'as établi devant toi pour
toujours."
CHRIST, L' ÉPOUX GLORIEUX (PSAUME 45)
Après avoir été témoins, au
Psaume 41, de la trahison de Christ par un
disciple apostat, nous avons ici la
manifestation future de Sa splendeur royale.
C'est un cantique du bien-aimé au sujet du roi.
"Tu es plus beau que
les fils des hommes; la grâce est répandue sur
tes lèvres, c'est pourquoi Dieu t'a béni pour
toujours" (v. 2). Tout nous parle de
Celui en qui la grâce et la vérité sont venues.
Cette grâce est apparue; Christ était la
personnification, autant de la grâce divine, que
de la vérité. La grâce est l'amour divin envers
ceux qui n'en sont pas dignes.
Lorsqu' Il reviendra en gloire, Il exercera le
jugement sur les rebelles:
"Ceins ton épée sur ton côté, homme vaillant,
dans ta majesté et ta magnificence… les peuples
tomberont sous toi… les ennemis du roi." (v.
3-5).
Ensuite, le Saint Esprit nous enseigne que ce
Roi glorieux est aussi le Dieu éternel et le
Créateur: "Ton trône, ô
Dieu, est pour toujours et à perpétuité; c'est
un sceptre de droiture que le sceptre de ton
règne. Tu as aimé la justice et tu as haï la
méchanceté; c'est pourquoi Dieu, ton Dieu t'a
oint d'une huile de joie au-dessus de tes
compagnons." (v. 6,7). Au début de
l'épître aux Hébreux, ces versets sont cités
comme preuve de la gloire divine de Christ.
C'est sur la croix que Christ a manifesté sa
haine contre le péché et son amour pour la
justice, et c'est à cause de cela que Dieu l'a
oint d'une huile de joie au-dessus de ses
compagnons.
Après avoir décrit la gloire du roi, le Saint
Esprit décrit la beauté de Son épouse. Comme
l'Assemblée céleste ne figure pas dans l'Ancien
Testament, nous avons ici Israël et Jérusalem
comme l'Epouse terrestre de Christ (voir aussi
le Cantique des cantiques). Cependant, plusieurs
traits sont aussi applicables à la nouvelle
Jérusalem, l'Epouse céleste de Christ. (Apoc.
21).
CHRIST, L' HOMME DE DOULEURS (PSAUME 69)
Plusieurs versets de ce Psaume
nous parlent de Christ, et sont cités dans les
évangiles, par exemple:
"Ils ont mis du fiel dans ma nourriture, et,
dans ma soif, ils m'ont abreuvé de vinaigre."
(v. 21) "Car le zèle de ta maison me dévore, et
les outrages de ceux qui t'outragent sont tombés
sur moi." (v. 9) Nous pouvons comparer ce
Psaume avec le second chapitre de Jonas, où,
très clairement, le prophète est vu comme un
type de Christ dans Sa mort et Sa résurrection.
"Car comme Jonas fut
dans le ventre du cétacé, trois jours et trois
nuits, ainsi le fils de l'homme sera trois jours
et trois nuits dans le sein de la terre" (Matth.
12:40). Ce Psaume débute, ainsi que Jonas
2: "Sauve-moi, ô Dieu!
Car les eaux me sont entrées jusque dans l'âme.
Je suis enfoncé dans une boue profonde, il n'y a
pas où prendre pied; je suis entré dans la
profondeur des eaux, et le courant me submerge."
Ensuite, de nouveau, aux versets 14 et 15 nous
retrouvons ces prières instantes pour être
délivré des profondeurs des eaux:
"Délivre-moi du
bourbier, et que je n'y enfonce point; que je
sois délivré de ceux qui me haïssent et des
profondeurs des eaux. Que le courant des eaux ne
me submerge pas et que la profondeur ne
m'engloutisse pas… Réponds-moi, ô Eternel."Combien
il est béni de voir que les prières du Seigneur
ont été exaucées: "Qui,
durant les jours de sa chair, ayant offert, avec
de grands cris et avec larmes des prières et des
supplications à celui qui pouvait le sauver de
la mort, et ayant été exaucé à cause de sa
piété, quoiqu'il fût Fils, a appris l'obéissance
par les choses qu'il a souffertes…" (Hébr.
5:7,8).
Toutes les vagues de la colère divine
sont venues jusqu'à son âme sainte, lorsqu'il
était sur la croix. Quelle souffrance d'être
seul avec ce qu'il a haï au-dessus de tout: nos
iniquités! En effet, il a pu dire:
"L'opprobre m'a brisé
le coeur, et je suis accablé, et j'ai attendu
que quelqu'un eût compassion de moi, mais il n'y
a personne… et des consolateurs, mais je n'en ai
pas trouvé." (v. 20).
Comme Jonas a pu remonter des profondeurs
de la mer, ainsi le Fils de l'homme a été
ressuscité d'entre les morts.
Ensuite nous avons la condamnation de ceux qui
l'ont crucifié: "Que
leur table soit un piège devant eux et que ce
qui tend à la prospérité leur soit un filet; que
leurs yeux soient obscurcis de sorte qu'ils ne
voient pas, et fais continuellement chanceler
leurs reins." (Ps. 69:22,23). Les
souffrances de Christ pour la justice sont la
condamnation de ce monde qui, sur l'instigation
de Satan, l'a crucifié. Bientôt, un résidu
croyant en Israël, qui aura passé par les
souffrances de la Grande Tribulation, tournera
ses regards vers Celui qu'ils ont transpercé
(Zacharie 12:10) et leur repentance sera, pour
cette terre, comme une vie nouvelle qui rebondit
après un triste état de mort.
CHRIST, ROI DE PAIX, PLUS GRAND QUE SALOMON
(PSAUME 72)
Quoique David ait composé ce
Psaume au sujet de son fils Salomon, plusieurs
parties sont pour un jour futur, lorsque le
règne de Christ les réalisera complètement.
David lui-même a passé d'abord par une période
de souffrances et de combats avant d'entrer dans
les bénédictions royales. Ainsi Christ, après
avoir conquis le monde par des triomphes
guerriers, règnera en paix et en justice durant
mille ans. C'est de Lui seul que l'on pourra
dire: "Et il dominera
d'une mer à l'autre mer, et depuis le fleuve
jusqu'aux bouts de la terre… oui tous les rois
se prosterneront devant lui, toutes les nations
le serviront." (v. 8,11). Ceci est vrai
aussi pour la durée de Son royaume:
"On te craindra, tant
que subsistera le soleil, tant que paraîtra la
lune, de génération en génération." (v. 5).
Le royaume de Christ sera sans fin:
"Son nom subsistera
toujours, aussi longtemps que le soleil, son nom
se perpétuera, par lui on se bénira
mutuellement, toutes les nations le diront
bienheureux." (v. 17). Son règne donnera
tant de satisfaction que des prières
continuelles pour sa continuation seront
formulées. C'est le règne de l'Homme parfait
qui, Lui-même, dans ses prières, a montré Sa
dépendance de Dieu. Mais nous discernons aussi
son caractère divin et céleste dans les
bénédictions qu'Il accorde:
"Il descendra comme la
pluie sur un pré fauché, comme les gouttes d'une
ondée sur la terre." (v. 6). Nous
reconnaissons ici Celui en qui toutes les choses
dans les cieux et sur la terre seront réunies,
et par qui descendra toute bénédiction.
LES ANGES A LA DISPOSITION DE CHRIST (PSAUME 91)
Durant le millénium, ce Psaume
sera applicable à Christ. Durant les jours de sa
chair, Il n'a pas voulu s'en servir:
"Penses-tu que je ne
puisse pas maintenant prier mon Père, et il me
fournira plus de douze légions d'anges" (Matth.
26:53). Satan, dans le désert, a cherché
à tenter le Seigneur pour qu'il devance Sa
gloire, en citant le Psaume 91: 11-12, avec
omission des mots:
"dans toutes tes voies"; les voies de
l'humiliation ne permettaient pas cela et le
Seigneur dit: "Tu ne tenteras pas le Seigneur
ton Dieu."
LE CHRIST SOUFFRANT ETAIT DIEU (PSAUME 102)
Il n'y a que deux Psaumes que
l'on peut appliquer entièrement à Christ, c'est
celui-ci et le Psaume 22. Ce dernier présente
l'expiation, et le Psaume 102 présente la
substitution. Bien que Christ soit venu pour
être le Messie, Il a été rejeté par Son peuple
et ce Psaume, en esprit, nous place à un moment
tout près de Sa crucifixion, comme aussi Jean
12. Le Seigneur prévoit déjà toute l'indignation
et la colère divine qui doivent passer sur Lui à
cause de nous. Il va être retranché à bas âge;
son âme est troublée. Ses jours s'en vont comme
l'ombre, il dépérit comme l'herbe qui sèche. Il
pense aux promesses de restauration de Sion,
lorsque toutes les nations seront rassemblées
avec Jérusalem comme centre. Il décrit sa
condition comme homme:
"Mes jours s'évanouissent comme la fumée, et mes
os sont brûlés comme un foyer. Je suis devenu
semblable au pélican du désert, je suis comme le
hibou des lieux désolés; je veille et je suis
comme un passereau solitaire sur un toit." (v.
3-7). "J'ai mêlé de pleurs mon breuvage, à cause
de ton indignation et de ta colère, car tu m'as
élevé haut et tu m'as jeté en bas. Mes jours
sont comme l'ombre qui s'allonge, et je deviens
sec comme l'herbe." (v. 9,10). Ensuite
nous avons une description de la gloire future
de Sion (v. 13-22). Aux versets 23-24, le
Seigneur s'écrie: "Il a
abattu ma force dans le chemin, il a abrégé mes
jours. J'ai dit: Mon Dieu, ne m'enlève pas à la
moitié de mes jours." C'est alors que
vient la réponse divine, aussi glorieuse que
merveilleuse, rappelant que Christ est
l'Eternel, Créateur des cieux et de la terre:
"Tes années sont de
génération en génération. Tu as jadis fondé la
terre et les cieux sont l'ouvrage de tes mains;
eux périront, mais toi, tu SUBSISTERAS; et ils
vieilliront tous comme un vêtement… Mais toi,
TU ES LE MÊME, et tes années ne finiront
pas." (v. 24-27). Ce contraste entre les
souffrances à cause de Son humiliation et Sa
gloire est extrêmement touchant. Quel précieux
Sauveur!
CHRIST CONDUISANT LES LOUANGES (PSAUME 103)
Quoique Jésus ne puisse parler
des péchés et des iniquités comme ayant été
Siens, Il chante la grâce et la miséricorde d'un
Dieu qui pardonne à cause de l'oeuvre de la
croix. Il en décrit la hauteur (v. 11), la
largeur (v. 12), la longueur (v. 17) et la
profondeur (v. 17).
CHRIST COMME SOUVERAIN SACRIFICATEUR (PSAUME
110)
La période de l'église, qui est
une parenthèse, est passée sous silence, et nous
passons de l'exaltation de Christ au jour où le
sceptre de Son pouvoir sort de Sion. Le chef
d'un grand peuple, encore à détruire, est plutôt
la Russie que l'Anti-christ. Christ seul est
digne d'occuper la suprématie universelle:
8.
Il sera Roi et Seigneur sur la
terre entière et Il aura en Israël un peuple de
franche volonté.
9.
Il sera souverain Sacrificateur
selon l'ordre de Melchisédek, bénissant la terre
de la part du Très-Haut, comme jadis Abraham (Gen.
14).
10.
Il sera vainqueur des rois et des
peuples rebelles durant son intervention
guerrière.
Le fait qu'Il est souverain sacrificateur est de
grande importance pour les chrétiens, comme
aussi l'épître aux Hébreux l'accentue. Car comme
Fils il est immortel et son service est
permanent, en contraste avec celui des hommes.
Très touchant est le dernier verset: "Il boira
du torrent dans le chemin, c'est pourquoi il
lèvera haut la tête." Comme Elie, au torrent de
Kérith, dépendant de Dieu seul pour accomplir
son oeuvre, et comme les compagnons de Gédéon,
qui burent du torrent dans le chemin avant de
délivrer Israël du joug de Madian, ainsi le
futur résidu croyant d'Israël, lorsqu'il
connaîtra son Messie, Le suivra sur Ses traces
et marchera "vers des torrents d'eau par un
chemin droit" (Jérémie 31:9). Pour Christ, ce
torrent était la communion avec Son Père.
*Pour tous
renseignements; pour avoir des Etudes Bibliques
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Paul Christiaanse
Avenue de l’Observatoire 1, bte 10
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Belgique
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